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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 12:28

Vous avez loupé les demi-finales du Championnat de France Amateur Seniors Hommes-Femmes à Hayange ou vous voulez tout simplement les revivre? Pas de panique, on rembobine! On vous prévient : on s’est amusé à boxer avec les mots, comme diraient Calbo et Lino. «Tch tch!»

 

4 février 2017, complexe Régine-Cavagnoud, Hayange. Il est 19 h. Le parking est bondé. On se faufile jusqu’à l’entrée du gymnase, serre deux-trois paluches, mais on ne s’attarde pas car on ne veut pas rater une miette de l’évènement.

© Philippe Neu/Le Républicain lorrain

© Philippe Neu/Le Républicain lorrain

«Ce soir, c'est le retour du noble art à Hayange! » Au centre du ring, Jean-Pierre Cossegal, la voix de la boxe, costume trois pièces toujours impeccable, diction inimitable, lance la soirée. Celle des demi-finales du Championnat de France Amateur Seniors Hommes-Femmes*.

En lever de rideau, nous assistons à 3 assauts de boxe éducative. Notamment à celui du petit Gabriel Spatazza (BC Hayange) contre Yanis Lamor (DA Sport Boxing Gym 57, Metz). «Combattre sur un grand ring comme ça, y s’en rappellera toute sa vie, c’est magnifique!», glisse un spectateur… Tout comme le fait d’avoir pu obtenir des selfies et photos dédicacées de Souleymane Cissokho (médaillé de bronze aux JO de Rio), Taylor Mabika (champion du monde WBF des lourds-légers) et de la Thionvilloise Emilie Schaeffer (championne du monde de kickboxing). N’est-ce pas «Gaby»?

19 h 44, on passe aux combats de gala amateurs. Et juste au bruit, on sent tout de suite qu’on a plus affaire à la même boxe. Fini de rigoler. Ils ont beau avoir encore un casque… Désormais, les frappes sont portées, la puissance des coups, elle, est autorisée. O’Neill Cartiny (BC Hayange, 17 ans) est le premier de la soirée à être victime d’une entaille. Le sang coule de part et d’autre de son nez. On appelle ça les risques du métier.

© Ville de Hayange

© Ville de Hayange

20 h 20. Pas l’heure du Groland mais bel et bien celle du protocole. Tous les protagonistes de la soirée (officiels, boxeurs, etc.) se sont rassemblés sur le ring autour du drapeau tricolore. Dans sa robe de princesse, la Yussoise Ema Colaneri, 9 ans, entonne La Marseillaise a capella. On ressent alors toute la solennité du moment. «J’ouvre ces demi-finales du championnat de France de boxe et que le meilleur gagne! », lance au micro Fabien Engelmann, le maire FN de Hayange.

Honneur aux dames! Assis dans les gradins, Ali Messaoud, l’illustre entraîneur du BC Metz, scrute attentivement la performance de Sabah Guedes (26 ans, Guebwiller) opposée à Nassia Mekkid (30 ans, Grande-Synthe), la n° 1 de la catégorie (-48 kg). Une dizaine de secondes avant la fin du combat, il se paye même le luxe d’annoncer le verdict : «C’est bien Sabah, t’as gagné!». Les juges lui donneront effectivement raison.

21 h 07. Jean-François Savarino (24 ans, Dombasle, -49 kg), lui, n’aura finalement pas besoin de tomber le survêt et de s’employer. Son adversaire, Morgan Mille (AB Divison Calonne), blessé, a dû se résigner à déclarer forfait.

© Vanpeebs Video maker

© Vanpeebs Video maker

21 h 16. Son visage orne déjà les affiches des finales du championnat de France. Car ils se dérouleront chez elle, devant son public au Havre (le 11 février au Magic Mirrors)… Autant dire que ce soir, Amina Zidani (23 ans), le fer de lance de la Don’T Panik Team créée en 2011 par le rappeur Médine, n’a pas vraiment le droit à l’erreur. La victoire est pour ainsi dire obligatoire dans ce qu’elle considère comme «une finale avant l’heure». «Il y a beaucoup de pression sur (ses) épaules», a estimé Abdel (Doudou) Zaouiche, son entraîneur, dans Paris Normandie. Championne de France 2016 des super légers (-64 kg), la brunette au du-rag a choisi cette année de descendre de catégorie (-60 kg) en prévision des JO de Tokyo (2020). Un pari toujours risqué. Face à Belinda Limuka (19 ans, Ring Berjallien), sa copine de l’équipe de France, gauchère qui dispose d’une allonge supérieure, Amina s’évertue à casser la distance, à boxer en avançant. Le combat est âpre, serré. Capuche en fourrure autour de la tête, sa grande sœur, debout au bord du ring, ne la quitte pas des yeux et l’encourage : «Allez ma sœur, allez Amina, allez sœurette : 1, 2, 3.» Juste avant la décision, la grande sœur demeure inquiète, serre les poings. Dernière prière. Puis vient la délivrance. Amina est déclarée vainqueur à l’unanimité. Quelques secondes plus tard, là voilà qui saute dans les bras de sa sœur. Assis, ses parents affichent quant à eux un sourire radieux mais sont plus dans la retenue. Peut-être parce qu’ils savent qu’il lui reste encore une ultime marche à gravir...

© Ville de Hayange

© Ville de Hayange

21 h 34. «Khalil! Khalil! Khalil!» Pas de doute, les supporters de Khalil El Hadri (BAM L’Heritage, -60 kg) sont là. Une vingtaine de ses potes ont effectué le déplacement depuis Les Mureaux. Et semblent bien décidés à donner de la voix. Finaliste du championnat de France en 2016, le boxeur des Yvelines devait en principe affronter ce soir le vice-champion olympique Sofiane Oumiha. Mais blessé à la main droite, ce dernier a été contraint de se retirer. Repêché in extremis alors qu’il s’apprêtait à rentrer sur l’île, le Réunionnais Bertrand Pasquin n’a rien à perdre. On assiste à un très beau combat, super intense. El Hadri est rapide, élégant, feinteur et débite des séries de coups tout en restant très mobile du buste. A même tendance à chasser en crochet gauche… Mais provoque aussi beaucoup (trop?) son adversaire... Ce qui a le don d’irriter Pasquin, qui lui répond d’un superbe déhanché du bassin… immédiatement réprimé par l’arbitre! À la 2e pause, El Hadri jette un regard interrogatif en direction du public, preuve qu’il n’est pas si serein que ça. «Vas-y, continue comme ça, t’es devant!», tentent de le rassurer 3 mecs assis au premier rang. Au final, El Hadri sera proclamé vainqueur mais pas de beaucoup (27-30, 28-29 x2). Ses potes, munis d’un djembé, peuvent exulter. Et lui sortir du ring telle une rockstar sous les vivats du public…

22 h 38. Après avoir entrevu les belles qualités de contre-attaquant de Jordan Rodriguez (Ring Berjallien, champion de France 2016 en -56 kg), on admire le courage et l’abnégation de Gihade Lagmiry (30 ans, Chambray-lès-Tours, -64 kg), de retour aux affaires après 5 ans d’inactivité et être devenue maman. Quadruple championne de France (2009, 2010, 2011, 2012), elle l’emporte face à Flora Pili (19 ans, Saint-Avold) qui s’est littéralement éteinte au fil du combat. Bon boulot, doc!

© Ville de Hayange

© Ville de Hayange

23 h 05. Une opposition de styles, une vraie : Warren Esabe (BAM L’Heritage) vs Wahid Hambli (26 ans, Mulhouse). Autrement dit, un puncheur contre un technicien. Finaliste des championnats de France en -64 kg en 2016, le Montbéliardais a faim. Au menu du jour : un dangereux félin, passé par les équipes de France de jeunes, capable de vous «cueillir» sur un seul coup. En dépit de la menace, Wahid se montre sérieux, concentré, appliqué. En termes de niveau, les deux jeunes hommes sont très proches. Wahid est peut-être un chouïa plus précis et entreprenant que «Roméo». C’est sans doute ce qui a fait pencher la balance en sa faveur au moment de la décision (2-1).

© Ville de Hayange

© Ville de Hayange

23 h 21. «Non, mais là, faut arrêter le combat, c’est pas sérieux, ça en devient aberrant.» Voici le sentiment d’un spectateur alors que Rocky… euh pardon Nurali... Erdogan (19 ans, Cernay, -69 kg), touché à l’arcade sourcilière dès la 2e reprise, visage en sang, est autorisé à poursuivre le combat. Aurait-il pu (dû?) être arrêté contre Keanu Klose (20 ans, USM Viroise)? Sans doute. Mais le docteur Henrion en a décidé autrement. Juste, de loin, on aurait dit que Malik Farhany (ABC Roubaisien, -64 kg) avait été arrêté un peu plus tôt dans la soirée pour bien moins que ça (une arcade sourcilière apparemment déjà mise à mal en 1/4 et qui s’était rouverte)…

© Ville de Hayange

© Ville de Hayange

23 h 48. «Clément, t’as pu le choix. Si tu veux aller en finale, faut que tu le mettes K.-O... Tu m'entends, K.-O!» Pas sûr que «Clem» (Hong Sik Kee, 24 ans, BC Metz, -75 kg), péniblement en train de récupérer dans son coin à l’approche de la dernière reprise, ait prêté attention à ces mots. Ni aux encouragements de ses potes réunionnais en créole. Car le sergent semble, au pointage, nettement en retard. Au final, il aura bien esquissé un timide baroud d’honneur… Mais il est apparu sans solutions, limite impuissant face à son adversaire Lancelot Proton de la Chapelle (18 ans), un jeune gaucher technique tombeur en 1/4 de Victor Yoka (le frère de Tony).

23 h 51. La réunion touche à sa fin. On a passé une bien belle soirée. Bon ben maintenant, y'a plus qu’à se rentrer et patienter jusqu’aux 11 (Le Havre, finales SF) et 18 (Toulouse, finales SH) février prochains pour connaître l'épilogue, c'est-à-dire le nom des reines et rois de France! Et pour info, sachez que les finales seront diffusées en direct, à partir de 20 h 50, sur France Ô!

Ismaël Bouchafra-Hennequin

* Pour être exact, Hayange a accueilli une partie des demi-finales car elles ont eu lieu sur trois sites différents : à Hayange, Aulnay et Istres.

 

Pour en savoir plus :
-  Résultats des demi-finales du CFA 2017 sur le site de la Fédération française de boxe (article)
- Retour en images à Hayange (article)

- Album photo de l'évènement sur la page Facebook de la Ville de Hayange (lien)
- Boxe anglaise : Finales CFA SH 2013 (article)

© Le Républicain lorrain

© Le Républicain lorrain

Cet article est spécialement dédicacé à Vincent Mastrorillo, ex-champion de boxe, aujourd'hui responsable des sports à la Ville de Hayange ainsi qu'à son papa Vito qui m'ont permis d'enfiler mes premiers gants au Fond des vaches durant ma jeunesse.

Merci également à la Ville de Hayange, aux bénévoles passionnés de la Section hayangeoise de boxe (Tony Tiberi, José Linhares, Pietro Lai, Jordan Lecocq...) et au Comité régional d'Alsace-Lorraine (CRAL) présidé par Henri Graff pour avoir permis la tenue de cette soirée dédiée au noble art!

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 11:42
Iten, je m’appelle Iten, je suis une ville pas comme les autres…

«Beaucoup de gens commentent le haut niveau, mais peu en réalité le connaissent…» Ces mots sont signés Bob Tahri. Du 17 au 26 octobre, nous nous sommes entraînés sous ses ordres, à Iten au Kenya, dans le berceau de la course à pied. Aux côtés de 15 autres athlètes devenus depuis des amis. Récit.

Iten, je m’appelle Iten, je suis une ville pas comme les autres…

«Welcome to Iten, Home of Champions.» Après 10 500 kilomètres et un peu plus de 24 heures passées dans les transports (entre le train, l’attente, les deux avions – dont une improbable escale à Dubaï – sans oublier le folklorique trajet en minibus «matatu»), apercevoir la fameuse arche aux couleurs du Kenya surplombée du coq relève quasi du miracle.

 

Limite, on se pince pour y croire. En tout cas, ça prend clairement des allures de délivrance. Comme si on touchait enfin au but. Car durant le voyage, nos yeux mais aussi notre dos, nos fesses et nos estomacs respectifs ont été mis à rude épreuve. Ah ces foutus dos d’âne qui jonchent le parcours et qui vous font faire des bonds de trois mètres dans l’habitacle ou encore ce reggae déjanté («Pull up, pull up, DJ Selecta, kaboum»), on n’est pas prêts de les oublier!

 

Mais bon, toutes ces péripéties du voyage sont vite oubliées une fois arrivés au Kerio View Hotel, notre paradisiaque lieu de séjour, à l’imprenable vue sur la vallée du Rift. Une heure plus tard, après un déjeuner léger, on enfile déjà nos baskets. On a rendez-vous à la grille du centre pour une marche active et un petit footing à la cool. Direction la piste sans âge du Kamariny Stadium et sa légendaire terre rouge qui a vu éclore tant de champions (Dennis Kimetto, Wilson Kipsang, Geoffrey Mutai, Saif Saaeed Shaheen…) plutôt que le confort du tartan payant de la Lornah Kiplagat Sports Academy.

Au programme, découverte de l’environnement et acclimatation avec l’altitude. À 2 400 mètres, tu te rends direct compte que ton corps réagit différemment à l’effort. L’oxygène se faisant plus rare, tu t’essouffles plus rapidement, t’as parfois mal à la tête et ça te brûle au niveau de la gorge et des poumons à la moindre accélération. Assis sur la barrière du steeple, des petits Kényans, à l’instar de Frika et Lennox, intrigués, scrutent nos moindres faits et gestes du regard. Sur la pelouse, des moutons broutent l’herbe. C’est sûr qu’ici pour nous, les «Muzungus» (les Blancs), c’est le dépaysement garanti!

Iten, je m’appelle Iten, je suis une ville pas comme les autres…

«En Afrique, rien n’est simple et tout se mérite…», a coutume de dire Bob. À chaque séance, chaque série, chaque rep, on doit s’accrocher, se faire violence, sortir nos tripes, repousser nos limites. Réussir aussi à s’adapter à l’instant t. C’est ce que Bob appelle «la gestion instantanée de l’imprévu». Ouais, ouais, on sent que le grand «biche» ça, comme dirait Esteban avec son accent chantant du Puy-en-Velay. Pas de quoi cependant «claquer des dents» ou esquisser un «yodel» voire une «chiclette» à notre chère Fania, sertisseuse de son état, et accessoirement, en soirée, notre fournisseuse officielle de chocolat… suisse!

Iten, je m’appelle Iten, je suis une ville pas comme les autres…

De cette aventure à Iten (petite ville kényane haut perchée de 4 000 habitants, située à 330 kilomètres au nord-ouest de la capitale, Nairobi), de ce voyage initiatique à la Mecque de la course à pied, on retiendra une flopée de bons moments. Difficile de tous les compiler ici. Toujours est-il que ces images resteront à jamais gravées dans notre tête, dans notre esprit. Comme autant de souvenirs impérissables. L’anniv de Marie, le safari pété à la Sergoit Kruger Farm, les virées chanmés au centre-ville en taxi-moto (piki-piki) avec les potes d’Alfred, la queue-leu-leu et le battle de danse au Viewpoint avec une mamie kényane qui fouettait la mort, l’émouvante rencontre avec les sourds et muets de la St Peter’s Iten Secondary School, notre semi improvisé en pleine brousse avec Max et Hugo… On rigolait pas trop à ce moment-là, les gars, lorsque Bob nous a lâchés dans la nature, do you remember? Mais bref, c’est du passé, on a fini par rallier «polé, polé»* l’hôtel. Et ce, en toute décence, Monsieur Tahri!

Iten, je m’appelle Iten, je suis une ville pas comme les autres…

Courir, manger, dormir… Ce fut notre mode de vie durant un peu plus d’une semaine. Au-delà d’avoir avalé des bornes  (130 kilomètres environ), ce stage, même si on en a tiré au final aucun bénéfice physique, nous aura permis de «gagner 5 ans», dixit Bob. Cette inspirante et enrichissante expérience de vie, à la fois sportive et humaine, à base d'échange et de partage nous aura amenés, nous petits Européens, à réfléchir, grandir, mûrir. Et surtout cela nous aura ramenés à notre humanité. Plus que jamais, il faut savoir apprécier les plaisirs simples de la vie. Ici, au Kenya, comme dirait Baloo, il en faut peu pour être heureux. Une phrase, un mot, juste un sourire… Je revois encore la petite Abigaël, 9 ans, en espadrilles, se mêler à nous lors du footing de récup… Un grand moment! Ou encore les «Awayou» (How are you?) balancés mécaniquement sur le bord de la route par les enfants kényans lorsqu’ils te voient courir. Voilà, j'en ai fini de mon récit les amis! Mais rien que d’y repenser, j’en ai le cœur serré… Qui sait, peut-être qu’un jour, on se retrouvera!

Ismaël Bouchafra-Hennequin

* «Polé, polé» signifie «doucement» en langue swahili.

Iten, je m’appelle Iten, je suis une ville pas comme les autres…

Un grand merci, autrement dit Asante sana à toute la team pour cette aventure de dingue : Bob Tahri, Abdelkader Mahmoudi sans oublier mes 15 compagnons de route (Esteban, Fania, Franck, Hugo, Julien, Kevin, Laurène, Lucien, Marc, Maxence R., Marie et Maxence L., Maxime, Samia et Yohan).

 

Pour en savoir plus :

- Stage Bob Tahri : récit de mon immersion à Iten au Kenya (article)

- Iten, terre de champions (vidéo)

- Iten, la terre des coureurs de fond (vidéo)

- Bob Runner, sur la piste rouge (vidéo)

- Tahri en pleine préparation, Mondiaux d'athlétisme 2009 (vidéo)

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 13:59

Le 2 juin dernier, Mario Lemina a été reçu par le président Ali Bongo au palais présidentiel du bord de mer de Libreville.

Alors qu’il a donné officiellement son accord pour rejoindre les Panthères, le milieu défensif de l’OM (21 ans), ancien international Espoirs français, va devoir patienter. Non qualifié à temps pour les rencontres du mois de juin face au Niger et la Côte d’Ivoire, Mario Lemina devrait finalement faire ses débuts avec le pays de son père en septembre prochain contre le Soudan. Et pourrait même, d’après Gaboneco.com, venir renforcer la sélection olympique dès la mi-juillet contre le Mali, dans le cadre du match aller du dernier tour des éliminatoires de la CAN U23.

Pour en savoir plus :
- Communiqué de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot)

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 23:27

Enfin ! Le milieu offensif brésilien d’Arsenal (22 ans), prêté cette saison à Almeria, pourra évoluer en Premier League la saison prochaine. Plus de quatre ans après sa signature chez les Gunners, il vient en effet d’obtenir son passeport espagnol.

« Les bonnes choses mettent du temps pour arriver. Mais quand elles arrivent, on éprouve la plus grande satisfaction du monde. Nationalité espagnole !! », a écrit Wellington Silva sur son compte Twitter.

En octobre 2014, les autorités anglaises lui avait octroyé son permis de travail.

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 09:06

Interrogé sur son avenir international par la Web TV du FC Metz, le défenseur central d’origine sénégalaise de Naples (23 ans), ancien international U20 français*, s’est montré plutôt évasif.

« J’ai un choix à faire. Parce que je peux autant être dans la sélection nationale française que sénégalaise. Je le ferai en temps voulu. Mais pour le moment, je n’ai pas eu de convocation ni de contact avec eux. Donc je continue à travailler dans mon coin. Et puis si ça vient un jour… Je ne suis pas pressé à tel point que j’ai envie de demander de jouer en sélection », a déclaré Kalidou Koulibaly à la Web TV du FC Metz.

Reste que dans les colonnes du Républicain lorrain et par le biais de son agent Bruno Satin, «K2» a tout de même fait savoir que voir ses anciens petits copains en sélection en équipe de France A (Lacazette, Griezmann…), lui « donnait envie ». Affaire à suivre…

* 11 sélections avec les U20 français.

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 23:50

Ce jeudi soir, la tenniswoman russe (21 ans, 97e au classement WTA, WC), ancienne n° 1 mondiale junior, qui vit et s’entraîne désormais en Australie, a signé lors du deuxième tour du tournoi de Miami sa première victoire face à une joueuse du top 10 mondial, en battant son idole Maria Sharapova, 7-6 (7/4), 6/3. Daria Gavrilova devrait prochainement obtenir la nationalité australienne.

* La Croate Ajila Tomljanovic (21 ans, 60e au classement WTA) est elle en passe de finaliser administrativement sa naturalisation australienne.

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 22:11

Ancien meilleur buteur de D1 (20 buts en 1993/1994 avec Lens) aujourd’hui reconverti agent de joueurs, Roger Boli, possède un avis tranché sur le choix de nationalité sportive. Et pour cause… À son époque, c’est coach Guy Roux qui a choisi pour lui !

Pour nous, Roger Boli restera à jamais ce p’tit attaquant vêtu d’un maillot sang et or Shopi, qui aimait faire l’avion après chacune de ses réalisations. Un feu follet à la fine patte gauche qui était le chouchou du stade Bollaert.

Malheureusement, Roger n’a pas eu la chance de percer à l’échelon international. Il avait pourtant théoriquement le choix entre la France et la Côte d’Ivoire. Mais à l’époque, à l’AJA, coach Guy Roux ne l’a pas laissé choisir. Il s’est arrangé pour que Roger obtienne ses papiers. Et que la France le sélectionne rapidement et « verrouille » ainsi pour toujours sa nationalité sportive.

« Roger est passé par le même chemin. Naturalisation-réintégration, et sélection plus tard sous le maillot des espoirs… Mais lui n’a pas fait carrière en équipe de France. Et il regrette encore ce choix aujourd’hui : Roger aurait pu faire un beau parcours sous le maillot ivoirien, il en avait la classe », raconte Basile Boli dans son autobiographie, Black Boli (1994).

Alors lorsque aujourd’hui France Football interroge Roger Boli en plein feuilleton Fékir, il ne faut pas s’étonner qu’il ait un avis tranché sur la question : « La décision n’appartient qu’au joueur, pas à l’agent ou à une autre personne. Je leur dit juste : Va là où tu sens que tu auras ta place. »

Au moins, ça a le mérite d’être clair.

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 20:43

Né à Marseille (France) d’une mère marocaine et d’un père sénégalais, le latéral droit de la Lazio Rome (31 ans) aurait pu porter le maillot des Lions de l’Atlas ou des Lions de la Terenga. Mais au lieu de ça, il a préféré repousser les offres des deux sélections africaines. Sans regrets. Officiellement, pour éviter des tensions au sein de sa famille.

« J’ai respectueusement décliné les convocations du Maroc et du Sénégal car je ne voulais pas faire mal à l’un de mes parents en privilégiant un pays plutôt que l’autre. C’est une décision difficile car on ne veut pas créer de tension dans la famille. C’est pour cela que j’ai décidé de rester neutre. Pour certains, c’est une excuse facile mais j’aime mes parents et je préfère leur épargner les réactions des supporters déçus. Si j’avais choisi le Sénégal, les fans marocains auraient critiqué mon choix, et si j’avais choisi le Maroc, ce sont les supporters sénégalais qui l’auraient fait. Dans les deux cas, c’est une situation dont personne ne sort vainqueur. Je vis comme un homme. Je mourrai comme un homme. Avec mes décisions. Donc il n’y a aucun regret de ma part.»

Attendait-il une hypothétique sélection en équippe de France ? « J’ai lu ça dans le passé mais c’est absolument faux, a confié Abdoulay Konko à BBC Sport. Cela ne m’est jamais venu à l’esprit et il n’y a jamais eu de discussions. Ce n’était que des spéculations. »

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 10:11

                               

 

Fin des spéculations! Préconvoqué par la France, appelé par l’Algérie pour deux matches amicaux programmés fin mars, le milieu offensif de Lyon (21 ans), international Espoirs français, a finalement décidé de poursuivre sa carrière internationale en Bleu. Mardi, dans les colonnes du journal L’Équipe, Nabil Fekir est revenu sur les raisons de son choix. Extraits.

 

Depuis plusieurs semaines, votre avenir international est l'objet d'intenses spéculations. Dimanche, “L'Équipe” affirmait que vous aviez opté pour la France, comme Bernard Lacombe, le conseiller de Jean-Michel Aulas à Lyon. Vous confirmez ?
Nabil Fekir : Oui, je confirme. La France, c'est mon choix.

Qu'est-ce qui a fait pencher la balance ?
Je me suis entretenu avec Didier Deschamps, qui s'est montré très convaincant. Il m'a dit qu'il comptait sur moi, que j'étais un joueur intéressant. Il y a une échéance importante qui arrive, l'Euro 2016. J'ai très envie d'y participer. Je suis français d'origine algérienne, et j'en suis très fier, mais j'ai estimé qu'il était de mon intérêt d'opter pour la France.

Vendredi dernier, vous avez appelé Christian Gourcuff, le sélectionneur de l'Algérie. Que lui avez-vous dit ?
Oui, je l'ai appelé pour lui dire que mon choix n'était pas fait. Je n'aurais pas dû l'appeler. J'ai commis une erreur. J'avais un peu la pression, en fait.

Assumer ce choix, c'est difficile ?
Je n'ai pas peur, en tout cas. J'ai fait un choix personnel et j'espère que tout le monde le respectera.

Comment espérez-vous être perçu en Algérie ?
Je m'y rends de temps en temps. J'espère juste être considéré comme un Français d'origine algérienne. Ni plus, ni moins. Moi, j'aime autant la France que l'Algérie. Tout simplement.

De loin, on peut avoir l'impression que l'Algérie représentait le choix du cœur, la France celui de la raison.
Chacun peut comprendre que je n'étais pas confronté à un choix simple. Je n'avais jamais été sélectionné en équipe de France jeunes. En revanche, j'ai déjà été appelé une fois en Espoirs. Il y a donc une certaine logique à ce qu'après les Espoirs mon ambition soit de rejoindre la grande équipe de France. L'Algérie est une partie de mon cœur, la France aussi. Mon père aurait aimé me voir jouer pour l'Algérie. Mais c'est moi le joueur, c'est moi qui suis sur le terrain. Ce sera l'équipe de France et ça ne changera plus ! Je suis très attaché à cette équipe. Je voudrais qu'il n'y ait aucune ambiguïté à ce niveau-là.

Le règlement vous permet de porter le maillot de l'Algérie si vous ne jouez que des matches amicaux avec les Bleus. Et le prochain match officiel de la France, c'est en juin 2016 avec l'ouverture de l'Euro…
J'ai pris une décision, et elle est définitive.

Dire non à l'Algérie, c'est…
C'est dur. D'autant que beaucoup de gens m'ont poussé à jouer pour l'Algérie.

Vous aviez cinq ans en 1998 quand les Bleus ont été sacrés champions du monde, sept en 2000 quand ils ont remporté l'Euro. Que représente l'équipe de France pour vous ?
J'ai suivi le Mondial 2014. La France a réussi son parcours mais est tombée sur une équipe d'Allemagne costaude. Ça reste une très grande nation de football. Elle est entrée dans l'histoire du foot quand j'étais tout petit. J'en garde un souvenir assez lointain, de gens heureux dans les rues. Ça fait rêver tout ça, évidemment. Mon plus gros souvenir, c'est la Coupe du monde 2006, la ­panenka de Zidane en finale contre l'Italie. Jouer pour la France, c'est un rêve de gosse pour moi.

Chez les Bleus, il va sans doute vous falloir être patient. Avec Valbuena, Benzema et Griezmann, Didier Deschamps tient un trio d'attaque…
Il y a effectivement de très, très bons joueurs. C'est un risque à prendre et je suis prêt à le prendre. Si je suis appelé chez les Bleus, je sais très bien que ce n'est pas pour être titulaire d'entrée. Une carrière se construit par étapes. La France a les moyens de gagner à nouveau des titres.

Vous imaginez gagner l'Euro ?
Mais je ne sais même pas si je serai dans le groupe ! Maintenant, les Bleus ont toutes les qualités pour s'imposer, oui.

Si vous êtes appelé, vous savez à quoi vous attendre. On va forcément vous comparer à Zidane…
Honnêtement, la comparaison est flatteuse pour moi. Mais soyons sérieux, je suis très, très loin du niveau de Zidane. Je suis assez lucide, et également les gens qui m'entourent, me conseillent ou m'entraînent, pour savoir que je suis très, très loin du niveau de Zidane. Je ne suis pas encore un joueur de niveau international, mais je vais bosser dans mon club pour tenter d'y parvenir. Pour en revenir à Zidane, on a au moins un point commun. Nous avons dû faire le même choix. Comme moi, il est né en France. Comme moi, ses parents sont nés en Algérie. J'ai fait le même choix que lui.

Vous n'aurez que vingt-deux ans le 18 juillet prochain. Parfois, n'avez-vous pas l'impression que certains débats vous dépassent ?
Je suis passé par des moments compliqués, évidemment. J'ai essayé de faire un peu le vide et de me concentrer sur mon club, l'OL. Je suis encore jeune, c'est vrai.

À Montpellier, dimanche, vous avez réussi une prestation d'autant plus impressionnante que vous veniez de vivre plusieurs journées très agitées…
Je crois que j'en ai impressionné plus d'un, oui. C'est une question de mental. Je suis un joueur qui a du mental, le caractère pour faire abstraction de tout ce qui peut se dire. J'ai préparé le match comme d'habitude. Mes coéquipiers n'ont pas eu une attitude différente à mon égard, eux non plus. Ils ont confiance en moi. Le staff aussi. Si j'avais à cœur de faire un très gros match, c'était pour répondre aux piques de mon coach. Je crois que j'ai répondu présent.

Avant ce match, Hubert Fournier, votre entraîneur, vous avait invité à davantage vous exprimer sur le terrain que dans les médias.
Je suis tout à fait d'accord avec lui, le terrain est le plus important.

Vous imaginez jouer contre l'Algérie avec la France ?
Franchement, on n'en est pas encore là.

On dit que le poids de votre famille a failli vous faire changer de décision ?
J'ai échangé avec mon père. Nous nous sommes mis d'accord et il respecte mon choix.

Pour en savoir plus :
- Lacombe confirme que Fekir "a changé d’avis" (vidéo)


 

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Published by Ismaël Bouchafra-Hennequin
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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 22:13

Interrogé jeudi par le quotidien Bild pour savoir s'il voulait demander la nationalité allemande, le milieu offensif ex-international français du Bayern Munich (31 ans) répond : « Pourquoi pas ? Je peux m'imaginer rester à Munich après ma carrière. Parce que je me sens bien en Allemagne. Si je le faisais, ce serait pour ma famille, pour l'avenir. J’ai acheté une très belle maison. Nous vivons avec la mentalité allemande, J'aime ça. (…) Mon fils Salif (3 ans) est né en Allemagne. Il jouera peut-être un jour pour la Mannschaft ! »

Simple effet d'annonce ou réelle volonté de prendre la nationalité allemande de la part de  « Ch'ti Franck »? Difficile de dire.

Toujours est-il que L'Equipe Magazine publia deux jours plus tard une belle enquête sur Franck Ribéry et la relation ambigüe qu'il entretient avec la France. Pour preuve, cette Une fracassante !

 

   

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