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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 17:02

 

Afro House Babson Wanted Serial Stepperz 2

 

Au départ, on était simplement venu pour le fun. Mais jeudi, on s’est finalement pris au jeu. Du coup, on a esquissé nos premiers steps en Afro House. Retour sur cette grande première.

 

Jeudi 5 décembre 2013, 18h30, Trèves Dance Center, Metz. Direction la salle 1 pour un petit évènement : le premier cours d’Afro House de la région Lorraine.

 

Béret bleu foncé sur le crâne, le prof d’Afro House Mehdi Mimèche aka Dimey (M.A.M) franchit le seuil de la porte. Sac en bandoulière, on est quatre à le suivre. Trois filles et moi.

 

Waouh, y’a pas foule ! Mais, à y regarder de plus près, rien d’alarmant. Y faut toujours un peu de temps pour que l’info circule, pour que le cours se mette en place et qu’il trouve son public.  

 

A la base, on a prévu de s’asseoir gentiment sur le côté et regarder le cours. Mais Dimey pète un son house dont il a secret. Un son qui nous parle. Un son au rythme entraînant qui nous permet de vaincre notre timidité. On lâche direct stylo, cahier. On se lève. Impossible de résister à l’appel de la vibe’sssss !

 

L’Afro House, entre fondations et traditions

 

 

Après un échauffement cardio et un petit chlouc d’eau, on est dans les « starts » pour apprendre les bases de l’Afro House, un nouveau concept développé en France par Babson (Wanted Posse/ Serial Stepperz, Paris)*. Un savant mélange entre fondations et traditions qui tient en une équation : Afro+house dance = Afro House dance.

 

« L’Afro House est un mélange, un lien, un fusion entre les danses ancestrales traditionnelles africaines (sabar, pantsula…) et les fondamentaux techniques de la house dance. Mais contrairement à cette dernière - qui est davantage une danse aérienne -, les steps sont ici plus ancrés, enracinés dans le sol. C'est ce qui rend l’Afro House plus accessible », explique Mehdi.

 

Une image nous vient alors à l’esprit. Celle d’un arbre. Avec nos pieds, nos jambes, il y a cette connexion avec la Terre qui s’établit. Là où sont enfouis nos racines, nos origines, nos ancêtres. Là, où l’on puise notre force, notre énergie, notre inspiration.

 

Feeling, musicalité, partage

 


« Et 5, 6, 7, 8 ! ». Au fur  et à mesure, la choré s’enrichit. On ajoute à chaque fois des pas, des éléments. On est concentré. On a envie de bien faire. Avec Déborah, notre voisine de droite, on a la fâcheuse tendance de s’éloigner du miroir. Mais à quatre, on peut pas franchement se planquer.

 

Lilia (5 ans), la petite fille métisse de Salim et Abi - respectivement parrain et directrice du Trèves Dance Center -, nous scrute du regard. Intriguée, elle multiplie les allers-retours dans la salle. On a intérêt d’assurer. Faire les bons mouvements, être dans le bon tempo et veiller à bien onduler, déhancher notre bassin comme Beyoncé ou Shakira.

 

« Un bon danseur, c’est quelqu’un de relâché », nous fait ensuite remarquer Mehdi. Qu’est-ce qu’y a ? On est tendu, crispé, raide comme un piquet ? OK, on va essayer d’être plus dans le feeling, plus dans le ressenti de la musique. Plus dans l’amusement, le plaisir. Plus dans l’échange, le partage, le délire. Sans oublier de mettre ce côté tribal, primitif, sauvage qui caractérise l’Afro House.

 

Un roulement des épaules, un petit saut et quelques mouvements de bras à la Sean Paul façon Moussier Tombola plus tard, on parvient tant bien que mal à boucler la choré. On est à la fois heureux, soulagé et… frustré. Car il est déjà 19h30, l’heure de remballer les gaules.

 

Quentin, le prof de zumba, tout de yellow vêtu, s’apprête à prendre le relais. « Alors, t’as trouvé comment ce premier cours d’Afro House ? », demande-t-on à Déborah. - « Waaahhh, j’ai kiffé, c’était cool ! », répond cette petite blonde à lunettes, ravie. - « Vous, ça se sent, vous avez de l’Afro en vous ! », lance Mehdi à l'une des participantes. Jeudi prochain, il y a fort à parier que ce petit bout de femme replongera dans cet univers enivrant fait de pulsations répétitives, d’Afro House beats. Pour vibrer, s’éclater et polir le diamant noir qui se cache… au fond de son cœur !

 

Ismaël Bouchafra-Hennequin

 

 

 

* D’origine sénégalo-malienne, Ousmane Sy - dit Babson ou Baba -  (Wanted Posse/ Serial Stepperz, Paris) est, depuis 2003, l' un des précurseurs du mouvement Afro House Dance. Considéré comme l’un des pionniers de la house dance en France, cet ancien footballeur a remporté de nombreux battles internationaux (Europe, USA, Japon, Canada…). Notamment le Juste Debout à quatre reprises (2003,2004,2006 et 2012). Homme à multiples casquettes, il est à la fois danseur, interprète, chorégraphe, professeur, speaker, juge, organisateur d’évènements (Cercle Underground, Boot Dance Camp) et... directeur artistique du théâtre d’Evry. Rien que ça !

 

NB : Une pensée particulière pour l’Afrique Sud, la nation arc-en-ciel - le berceau de l’Afro House - qui, ce jour-là, a perdu l’une de ses plus belles couleurs : Nelson Mandela aka Madiba.

 

Pour en savoir plus :
- Les cours d'Afro House ont lieu tous les jeudis de 18h30 à 19h30 au Trèves Dance Center, situé à Metz (site internet) (page Facebook)

- Une petite compil' qui passe crème (Afro House Enjoy Dj Kizaca 2013)

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Published by Ismaël Bouchafra-Hennequin
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