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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 22:41

Interrogé par Le Point.fr avant France-Roumanie (samedi, 21h), le sélectionneur de l’équipe de France a livré sa conception de la nationalité.

 

Vous affrontez dans les prochains jours la Roumanie. Que pensez-vous de l'expulsion des Roms ?

Les Français assument le fait que leur pays soit une terre d'asile, une terre d’accueil, mais la société change, notre histoire change. Mais les Roms ne sont qu'un élément déclencheur qui a fait ressurgir des problèmes liés à l'immigration en France. En France, il y a un gros problème d'identification. Peut-être plus qu'ailleurs en Europe.

 

Que voulez-vous dire ?

Quand on choisit la nationalité française, il faut en être digne et fier. La nationalité n'est pas le synonyme d'une réussite sociale et encore moins une opportunité, mais un ressenti. Beaucoup de jeunes Français issus de l'immigration, notamment dans le milieu du football, souffrent d'un réel problème identitaire. Ce qui me désole c'est que certains jeunes joueurs jouent en équipe de France dès 16-18 ans, puis, comme ils possèdent la double nationalité, optent tout d'un coup pour leur pays d'origine. Je le déplore. J'ai envie de les aider à faire un choix et de l'assumer. Quand on porte le maillot bleu de l'équipe de France, c'est pour le meilleur et pour le pire. 

 

Pour rappel, Laurent Blanc a tenu des propos similaires dimanche dernier dans un reportage sur TF1 consacré à Tino Costa, après que le milieu argentin de Valence CF (25 ans), en phase de naturalisation, ait réaffirmé son envie de jouer pour les Bleus : « La nationalité, ce n’est pas une question d’opportunité. La nationalité, c’est ce que vous ressentez là (au niveau du cœur, ndlr) (…) Même s’ils ont des origines étrangères, s’ils le sentent vraiment au plus profond d’eux-mêmes, à ce moment-là, ils se mettent à disposition de l’équipe de France ».

 

 

Tino Costa : « Je suis argentin à 200 %. C’est sûr que si je dois choisir entre les deux, je choisirai mon pays. C’est vrai aussi que j’ai vécu la moitié de ma vie en France (2002-2010, ndlr). Si je n’ai pas la possibilité de jouer pour l’Argentine, et que j’ai une chance de jouer pour la France, bien sûr que je le ferai. Quand je mets un maillot, je le défends jusqu’à la mort ».     

 

 

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Published by Ismaël Bouchafra-Hennequin
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