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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 10:50

 

 

De l’ambiance, de l’énergie, du level… Mais aussi des sourires, de l’échange et du partage. Revivez les meilleurs moments de la 2e édition du battle « Vise vers ça » qui s’est déroulé le 25 février 2012 à Fameck (Moselle).

 

« On me dit que le public de l’Est est plus froid que ses températures en hiver ! Pour leur prouver le contraire, je vais envoyer un signal fort à ses détracteurs. Donc, maintenant, dans mon téléphone, faites du bruit ! 1, 2, 3… » Micro en main, Youval, le speaker, harangue la foule et filme en même temps la scène. - « Ouuaaaiiiisssss ! ». Un boucan d’enfer surgit des gradins. Ça crie, ça se lève, ça frappe dans les mains, ça tape des pieds. Ça y est, c’est dans la boîte ! Ne reste plus qu’à Youval à sélectionner les destinataires et envoyer la vidéo. Nul doute qu’elle fera son petit effet. En la visionnant, certains regretteront sûrement de pas avoir fait le déplacement dans le 5-7 pour la 2e édition du battle « Vise  vers ça » ! Car ici, c’est chaud bouillant !

 

Samedi, 16h, salle Victor-Hugo, Fameck. DJ FonkMaz balance un son. Et c’est parti pour les présélections de pop, house dance et top rock ! Les b-boys et b-girls se succèdent les uns après les autres sur la piste. Généralement, par groupe de 10. Leur objectif ? Convaincre les juges de les retenir pour la phase finale.  

 

Il y a là des jeunes et des moins jeunes. Des blacks, des blancs, des beurs, des jaunes. Bref, une composition métissée à l’image des couleurs du hip-hop. Et, dans cette grande famille, les anonymes côtoient les stars presque naturellement. Car tous ces danseurs, bien qu’issus d’horizons différents (Lorraine, Paris, Lille, Strasbourg, Belgique, Luxembourg), se sont réunis avant tout pour kiffer, s’éclater dans une ambiance empreinte de fraternité.

 

Youval : « C’est un bal masqué ? »

 

Winny, Moogly, Neymo, Joker, Aladin, Choko pops, Alaye, Apple… Certains noms de participants prêtent franchement à sourire. « Mais c’est quoi ce battle, c’est un bal masqué ? », s’exclame Youval, un brin chambreur. Pourtant, promis, juré, craché, la Compagnie Créole n’a pas été conviée ! Néanmoins, force est de constater que ça ne s’arrête pas de danser ohé, ohé !

 

17h15, fin de la première partie. On a vu quelques belles choses en guise d’apéro. Et on a aussi bien ri. Avec par exemple, la prestation old school de Jean-Marc, le fan-club d’Ashley ou bien encore le numéro d’Amour, qui lors de ses confrontations avec la gent féminine s’est mué « en gratteur de bises », dixit Sagy, le juge-philosophe. En revanche, l’histoire ne dit pas si ce loveur de ‘‘Moura’’ est reparti avec des 06 !

 

Ça mitraille sec !

 

Après délibération, les juges ont décidé de retenir 16 noms en pop et en top rock, 8 en house.
« Maintenant, ça va partir en battle de fou, assure Jessy, popper du Rataclan crew. Y’a du level. Et puis, avec 1000 euros à gagner par discipline, les gars vont avoir la dalle ! ».

 

Fini le tour de chauffe, la gestion et les calculs. Désormais, les battles sont à élimination directe. Autant dire que ça passe ou ça casse ! Au fur et à mesure des tours, la sélection s’opère. Tampo (Street Harmony, Nancy, lauréat de la 1ère édition du battle « Vise vers ça », catégorie house), Jeckho (vainqueur des présélections irlandaises du Juste Debout en top rock, deux mois et demi plus tôt) et Wazz (finaliste top rock du Juste Debout 2010 à Paris-Bercy), font notamment partie de la liste des victimes. En mimant un sniper, Frankwa (No Blaz’ Crew, Mantes-la-Jolie) a vu juste. Ça mitraille sec !

 

Après un beau parcours, Samir, la révélation pop de la journée, s’arrête finalement aux portes de la finale. « Il s’est fait éliminer avec les honneurs », comme diraient Les Inconnus ! Plus sérieusement, Samir a soulevé l’enthousiasme de la foule avec sa danse robotique popularisée par les Electric Boogaloos dans les années 1980*.

 

Avec Dr House et Doc Gynéco !

 

L’Épiphanie a beau être passée depuis plus d’un mois… Il n’empêche ! DJ FonkMaz n’a pas oublié de mettre au frigo quelques galettes musicales pour les finales. Style l’excellent « Get up off the wall » de Zapp !

 

21h35. Dans la discipline surprise, le concept « Vise vers ça – musiKlité » imaginé par Hamza Zoum où les danseurs tirent une carte au hasard parmi 3 (Funky Style, dubstep ou hip-hop), c’est T-Boon, l’ancien Robin des bois devenu Spécimen (Picardie), qui s’impose face à Moogly (Artscorpsdelights, Colmar).

 

21h50. En pop, Faouzi (Magic N’Smooth, Lille) vient difficilement à bout de ce manouche 100% réglo de Ten-J (Compagnie Mémoires vives, Strasbourg).

 

 

22h. En finale de house, on assiste à un duel fratricide entre Babson et Kapela (Wanted Posse/ Serial Stepperz, Paris). Une confrontation au sommet entre le maître et l’élève en quelque sorte. « Baba » est l’un des pionniers de la house dance en France. Plus jeune, « Kapelson » a suivi les cours de « Justice »**. Aujourd’hui, les deux amis sont des références de leur discipline. Des sortes de Dr House. Du coup, sur la piste, ça envoie du lourd, du très très lourd même ! Musicalité de folie, style de ouf, technique raffinée, gestuelle de malade : Babson et Kapela régalent le public. Et, tout un symbole, achèvent le battle ensemble, avec le sourire, sur des pas parfaitement synchronisés. Yes papa !!! Dans ces conditions, compliqué de les départager. Mogwai vote pour « Baba », Naïm opte lui en faveur de « Kape ». Egalité. Finalement, les deux compères sont déclarés vainqueurs ex-aequo. Deux semaines plus tard, ils se retrouveront de nouveau face à face lors de la finale du Juste Debout à Paris-Bercy. Mais ça, ils ne le savent pas encore !

 

22h10. Place à la cerise sur le ghetto, la finale top rock. Frankwa, en bon franc-tireur, a Thieu (Sans Limite, Paris) dans son viseur. Avec sa peau caramel et ses tresses, ce dernier nous fait grave penser au Doc Gynéco. Sauf que sur la piste, il est loin d’être mou comme un vieux chewing-gum ! Pour commencer, il casse la guitare virtuelle de son adversaire, puis enchaîne par des pas mélangeant salsa, danse africaine et claquettes. Dans la foulée, il tente même de le flinguer. Attentif, Frankwa pare ça facilement. Mais, en dépit d’une belle résistance, il devra tout de même s’incliner face au street style de Thieu.

 

« Nants ingonyama bagithi baba ! » Youval se prend pour le Roi Lion et rugit de plaisir. 22h20. C’est l’heure des remerciements. A Monsieur le maire, à Mario, Alain, Didi, Lyes, à la ville de Fameck, au centre social, aux bénévoles, partenaires et autres sponsors. Mehdi Dimey, l’organisateur de l’évènement, voulait « du fight, du battle pur et dur ». Eh ben, il a été servi ! En effet, le battle « Vise vers ça » cuvée 2012 fut spectaculaire, stylé et super engagé !

 

* Le popping est un style de danse crée par Boogaloo Sam qui consiste à contracter puis relâcher très rapidement les muscles de son corps sur le rythme de la musique en donnant un effet saccadé.

 

** « Justice » est l’un des surnoms de Babson. « Allumette aux genoux d’acier », est un autre de ses sobriquets.

 

Ismaël Bouchafra-Hennequin

 

Revoir la 2e édition du battle « Vise vers ça » !

 Battle Vise vers ça 2e édition Fameck 25 février 2012

 

- Finales

Concept « Vise vers ça – musiKlité » : T-Boon vs Moogly (vidéo)
Popping : Ten-J vs Faouzi (vidéo 1) (vidéo 2)

House : Kapela vs Babson (vidéo 1) (vidéo 2)

Top rock : Frankwa vs Thieu (vidéo 1) (vidéo 2)

 

- Demi-finales
Popping :  Ten-J vs Samir (vidéo)/  Faouzi vs T-Boon (vidéo)
House : Jonjo vs Babson (vidéo)/ Malcolm vs Kapela (vidéo)
 

- Quarts de finale
Concept « Vise vers ça – musiKlité » :  Jonjo vs T-Boon (vidéo)/ Amour vs M-Ly (vidéo)/ Neymo vs Jean-Marc (vidéo)
Popping : Ten-J vs Moogly (vidéo)/ Samir vs Choko pops (vidéo)/ Faouzi vs Amour (vidéo)
House : Tampo vs Babson (vidéo)/ Jonjo vs Sylvain (vidéo)/ Alex vs Malcolm (vidéo)/ Hamtarow vs Kapela (vidéo)  
Top rock : Alaye vs Jeckho (vidéo)/ Frankwa vs Willy Style (vidéo)/ Thieu vs Wazz (vidéo)/ Darwin vs Cheedee (vidéo)

 

- 1/8es de finale
Popping : Ten-J vs Delbo (vidéo)/ Moogly vs Apple (vidéo)/ Samir vs Joker (vidéo)/ Djyl vs Choko pops (vidéo)
Top rock : Amour vs Alaye (vidéo)/ Willy Style vs Brice (vidéo)/ Frankwa vs Paco (vidéo)/ Wazz vs Aladin (vidéo)/ Jeckho vs Lil’Pouss (vidéo)/ Mouloud vs Thieu (vidéo)/ Cheedee vs Samad (vidéo)/ Darwin vs Lil Toon (vidéo)

 

Pour finir, gros big up aux juges de cette 2e édition !
Popping : Richard Pop (Marseille), Sagy (Lille);
House : Mogwai (Paris), Naïm (Lille);
Top rock
: Salim (Lyon), Samir (Nancy).

 

Crédits vidéos : Michael Schaack et Youval.

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 21:08

Andrew Durante All White Nouvelle-Zélande

 

Vu qu’Andrew Durante (30 ans) s’était assis sur le banc des Socceroos en 2010, la Fédération néo-zélandaise de football attendait que la FIFA se prononce sur son éligibilité avant de l’aligner avec les All Whites. Mais face à l’attitude étrange de l’instance faîtière, le défenseur australien a finalement été lancé dans le grand bain mardi face aux îles Salomon (0-2). Aux risques et périls de la New Zealand Football.

 

Un risque mesuré. C’est ce qu’a pris la Nouvelle-Zélande en alignant Andrew Durante mardi à Honiara aux îles Salomon (0-2). Alors qu’il a obtenu la nationalité néo-zélandaise le 6 mars dernier, le défenseur central australien et capitaine de Wellington Phoenix (30 ans) avait jusqu’ici été contraint de patienter.   

 

Assurés de terminer en tête de la zone Océanie et d’ores et déjà qualifiés pour le match de barrage pour le Mondial 2014, les All Whites ont ainsi profité de cette dernière journée pour « tester » son éligibilité.

 

« Cette rencontre face aux îles Salomon constitue une occasion en or pour savoir s’il est qualifié ou non. En clair, d’obtenir un oui ou un non catégorique de la part de la FIFA », avait expliqué le sélectionneur néo-zélandais Ricki Herbert à stuff.co.nz, la veille du match crucial contre la Nouvelle-Calédonie (2-1) disputé le 22 mars.

 

Bien que sollicitée par la Fédération néo-zélandaise de football, l’instance faîtière a botté en touche puis lui a renvoyé la balle.

 

« Il semble que la FIFA ait dit à la fédé : ‘‘Si vous pensez qu’il est éligible, faites-le jouer et prenez le risque ! », a poursuivi Ricki Herbert.

 

Stop ou encore ?

 

Comptant 5 points d’avance avant la dernière journée, les Kiwis n’avaient donc plus rien à craindre.

 

Même une défaite 3-0 sur tapis vert - au cas où Andrew Durante , qui a été aligné lors de la victoire aux îles Salomon (0-2) après un passage sur le banc australien en mars 2010 contre l’Indonésie en éliminatoires de la Coupe d’Asie 2011, serait finalement déclaré inéligible - n’aurait pas d'incidence sur le classement final.

 

Au pire, la Nouvelle-Zélande se verra retirer 3 points mais finira quand même en tête de la zone Océanie.

 

Mais en agissant de la sorte, la NZF aura eu le mérite de soutenir son joueur et de forcer la FIFA à se prononcer, c’est-à-dire à prendre une décision définitive concernant son éligibilité.

 

Pour l’heure, l’avenir international d’Andrew Durante s’écrit donc en pointillés. Aujourd'hui, la seule chose qu'il puisse faire, c'est attendre.

 

« Je ne sais pas ce qui va se passer, assure-t-il. Je n’en ai aucune idée (…) Désormais, nous avons pas mal de temps devant nous. Le prochain match officiel est prévu en novembre (match de barrage aller-retour pour le Mondial 2014 contre le quatrième de la zone Concacaf, les 15 et 19 novembre prochains, ndlr). J’espère que d’ici-là, j’aurai reçu une réponse », a-t-il indiqué à stuff.co.nz.

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 12:36

Florentin et Mathias Pogba Guinée

 

En marge des deux premières sélections de Paul Pogba en  équipe de France, ses deux frères aînés, les jumeaux Florentin et Mathias (22 ans), qui évoluent respectivement à Sedan (L2) et Crew Alexandra (D3 anglaise), ont quant à eux effectué leurs débuts officiels avec la Guinée face au Mozambique (0-0), dimanche dernier en éliminatoires du Mondial 2014.

 

OK, Florentin et Mathias Pogba avaient déjà revêtu par le passé le maillot rouge-jaune-vert du Syli national lors de matches amicaux*.

 

Notamment le 5 février dernier contre le Sénégal (1-1) à Saint-Leu-la-Forêt, en région parisienne. Ce jour-là, Paul, leur petit frère prodige, avait même fait le déplacement.

 

Mais dimanche dernier, à Maputo face au Mozambique (0-0), il s’agissait de la première sélection officielle des jumeaux terribles nés à Conakry et formés au Celta Vigo. Malheureusement, les "twins" ne nous ont pas gratifié de la mythique catapulte infernale des frères Derrick dans Olive et Tom !

 

Chacun sa route, chacun son chemin

 

Ancien international U20 français, Florentin avait reçu quelques jours plus tôt le feu vert de la FIFA pour changer de nationalité sportive. Sous contrat avec Saint-Étienne jusqu’en 2016 mais prêté jusqu’en juin à Sedan,  le défenseur central a disputé l’intégralité de la rencontre, récoltant au passage un carton jaune (77e).

 

Mathias, l’attaquant de la famille, n'a fait son apparition sur la pelouse que pour la dernière demi-heure.

 

« Ma mère (Yeo) a écouté à la radio le match car ce n’était pas retransmis par une télé. Mais elle était super fière et nous aussi. J’ai eu Paul au téléphone après son match avec les Bleus contre la Géorgie, et il était super content de leur performance ! Il m’a aussi souhaité bonne chance pour notre rencontre et il espérait qu’on gagnerait mais ça n’a pas été le cas. Chacun a choisi sa voie. Lui avec la France, nous avec la Guinée (le pays d’origine de leurs parents, ndlr). On se soutient tous », a confié Florentin Pogba à L’Equipe.

 

L’histoire de la famille Pogba où celle de frères qui ne portent pas forcément le même maillot en sélection, mais qui ont néanmoins la même passion. Celle du ballon rond. 

 

D'autant que la fratrie partage une même ambition. « Nous retrouver tous les trois à la Coupe du monde », a déclaré Flo à L’Union, quotidien régional basé à Sedan.

 

Si ça venait à arriver, nul doute que ça comblerait de joie leur papa-mentor Fassou Antoine Pogba qui habite toujours à Roisy-en-Brie (Seine-et-Marne). Là où tout a commencé.


* Florentin avait déjà porté le maillot du Syli national à plusieurs reprises tandis que Mathias a honoré sa première cape le 5 février dernier lors du match amical contre le Sénégal (1-1).

 

** Après trois journées, la Guinée occupe la deuxième place du groupe G de la zone Afrique avec 4 points, à 5 unités du leader égyptien.

 

Pour en savoir plus :

- Pogba, un cas d'école (article)

- « Pogba, une famille, deux sélections », L'Equipe, 26 mars 2013.

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 21:17

 

 

Grand espoir du football luxembourgeois, Chris Martins, jeune milieu d’origine capverdienne du RFCU (16 ans) - qui devrait évoluer la saison prochaine sous les couleurs de l’Olympique Lyonnais - a refusé de jouer face à l’Azerbaïdjan (0-0) vendredi dernier, en éliminatoires du Mondial 2014. Histoire de se donner le temps de la réflexion et de préserver ses chances de devenir un Requin bleu.

 

Cinq ans et demi après la défection de Miralem Pjanic - qui a ensuite opté pour  la Bosnie-Herzégovine -, le Luxembourg se serait bien passé d’une nouvelle affaire concernant l’un de ses footballeurs binationaux.

 

Pur produit du football grand-ducal, Chris Martins, 16 ans, était la surprise du chef de la liste des 22 de Luc Holtz pour affronter à domicile l’Azerbaïdjan (0-0) le 22 mars dernier.

 

Mais le jeune milieu d’origine capverdienne du RFCU a finalement fait marche arrière. Juste la veille du match des Roud Léiwen.

 

« Il y dix jours, il m'a dit qu'il voulait bien jouer pour le Luxembourg, et jeudi soir, il est venu me voir pour me dire qu'il ne voulait plus », a confié à L’Essentiel le sélectionneur luxembourgeois Luc Holtz. « Il a été mis sous pression par son entourage. C'est difficile à digérer car nous nous occupons de lui depuis longtemps ».

 

« On a pris ça comme une gifle », reconnaîtra-t-il après-coup dans le Quotidien.

 

Le Luxembourg a investi du temps et consacré de l’argent pour la formation de Chris Martins.

 

Mais le futur joueur de Lyon, habitué des convocations dans les classes d'âge de la sélection grand-ducale, a préféré temporiser.

 

En effet, s’il avait disputé la moindre seconde du match officiel face à l’Azerbaïdjan, Chris Martins aurait définitivement scellé son avenir international. Autrement dit, il n’aurait pu ensuite changer de nationalité sportive.

 

Il prendra sa décision dans deux ans

 

Même si le talent n’attend pas le nombre des années, Chris et sa famille ont peut-être jugé qu’à 16 printemps, faire un choix définitif de sélection, c’était encore un peu prématuré.

 

D’autant que les Requins bleus du Cap-Vert, quarts de finaliste de la dernière CAN, espèrent l’attirer dans leurs filets… depuis que Ronny Souto, joueur du Fola et tout frais retraité internationale, a parlé du phénomène à la Fédération du pays insulaire.

 

« Je comprends la position du Luxembourg, qui a fait tout le boulot au niveau de la formation, mais bon, ce serait dommage pour nous de ne pas profiter d'un tel talent. Et franchement, quand un joueur n'a que 16 ans, si tu le fais jouer, c'est que tu veux forcer son destin, non ? », s’interroge Ronny Souto dans les colonnes du Quotidien.

 

« Christopher choisira quand il aura dix-huit ans. Mais personnellement, je préfèrerais qu'il joue pour le Luxembourg », a indiqué au Wort le père du joueur, Carlos Gonçalves. « Il était préférable qu'il ne joue pas vendredi dernier. Il y a trop de pression autour de lui ».

 

En attendant le dénouement de l’affaire Chris Martins - qui a finalement échappé à une sanction de la FLF pour son comportement -, le Luxembourg travaille sur les possibles arrivées en sélection de David Caiado (25 ans, ailier de Beroe, D1 bulgare) et de Mica Pinto (19 ans, latéral gauche de la réserve du Sporting Portugal). Car c’est bien connu, la meilleure tactique, c’est l’attaque !

 

Repères

Christopher Martins Pereira, dit ''Kiki''

Date de naissance : 19 février 1997

Nationalités : Luxembourgeoise et Capverdienne

Club : Racing FC Union Luxembourg (Luxembourg)     

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 20:55

 

 

Dimanche dernier, Emmanuel Frimpong (20 ans, Fulham), ancien international anglais chez les U16 et les U17, a fêté sa première sélection avec les Black Stars du Ghana face au Soudan (4-0).

 

Tout vient à point qui sait attendre. Dimanche dernier, après deux longues années d’attente,  Emmanuel Frimpong a effectué son baptême du feu sous le maillot des Black Stars.

 

Entré à la 67e minute de jeu, « Frimmy » a ainsi participé à la large victoire des siens face au Soudan (4-0).

 

Tendu voire nerveux lors de ses premières ballons, il s’est ensuite bien rattrapé en remportant de nombreux duels dans l’entrejeu et en démontrant une bonne qualité de passe.

 

« C’est un grand jour pour ma famille et moi. Un jour dont je me souviendrai toute ma vie. Jouer pour le Ghana, c’est un rêve qui est devenu réalité. J’attendais ce moment depuis très longtemps », a déclaré Emmanuel Frimpong sur ghanafa.org. Deux ans, en fait.

 

Frimpong : « M’investir sur le long terme »

 

Le soir même, « Manu » a fêté ça avec ses coéquipiers dans un nightclub de Kumasi, sa ville natale qu’il a quitté à l’âge de 6 ans avec sa famille pour rejoindre Londres.

 

En revanche, l’histoire ne dit pas s’il a réussi à récupérer le maillot dédicacé de la Juve de son coéquipier Kwadwo Asamoah qu’il convoitait assidûment.

 

Mais une chose est sûre, « Frimmy » n’a pas l’intention de quitter les Black Stars de sitôt. « Je suis venu ici avec l’intention de m’investir sur le long terme. A nous de continuer à travailler dur et faire de notre mieux. Car nous voulons obtenir notre billet pour le Mondial 2014 au Brésil ».     

 

* Le fait qu’il parle la langue locale - le twi -, a grandement facilité son intégration au sein de la sélection.

 

NB : Son cousin, Yaw Ihle Amankwah (24 ans), défenseur central de Sandejford (D2 norvégienne), qui a assisté à la rencontre depuis les tribunes, voudrait l’imiter. Il souhaite lui aussi intégrer les Black Stars.  

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 17:26

Rudy Gestede Cardiff City  

 

Ancien international français chez les U19, l’attaquant de Cardiff City (24 ans) pourrait fêter sa première sélection avec les Ecureuils du Bénin contre l’Algérie mardi prochain à Blida.

 

Rudy Gestede ne sera jamais Ole Gunnar Solskjaer, le mythique « supersub » de Manchester United. Il n’empêche.

 

A Cardiff City, actuel leader de Championship, c’est lui qui occupe ce rôle si particulier de joker.

 

Avant chaque match, il se tient prêt. Il fait comme s’il allait jouer. Puis prend place sur le banc des remplaçants. A 20 minutes de la fin, il entre sur le terrain. Va se positionner sur le front de l’attaque, se dépouille sur chaque action et doit se montrer décisif.

 

On attend de lui qu’il fasse la diff’. Qu’il marque ou qu’il fasse marquer. Car les minutes sont comptées.

 

Le 12 mars dernier, d’un coup de tête rageur dans les dernières secondes du temps additionnel (93e), Rudy Gestede a permis à son équipe d’arracher le nul contre Leicester (1-1). Un point qui devrait avoir son importance dans la course à la Premier League.

 

Peu utilisé depuis le début de l’année 2013, il a prouvé à son entraîneur écossais Malky Mackay qu’il pouvait compter sur lui. Jusqu’à la fin de saison, Rudy le « supersub » des Bluebirds est prêt à  récidiver.

 

No Limit !

 

Après être passé par l’équipe de France des U19 (17 capes), le natif d’Essey-lès-Nancy a désormais choisi de continuer sa carrière internationale avec le Bénin. Plutôt qu’avec les Etats-Unis*.

 

En contact avec le pays de sa grand-mère maternelle depuis trois ans, Rudy s’est finalement laissé tenter par cette option. Le discours de Manuel Amoros, le sélectionneur du Bénin, lui a plu.

 

Son pote Reda Johnson, défenseur international béninois de Sheffield United, n’est également pas étranger à sa venue. En effet, c’est la personne « qui lui a le plus parlé de la sélection » des Ecureuils, a-t-il récemment indiqué dans un interview à L’Evènement Précis, quotidien basé à Cotonou.

 

Convoqué pour la première fois par le Bénin en lieu et place de Razak Omotoyossi (27 ans, Zamalek du Caire) - à court de forme car le championnat égyptien n’a repris qu’au début du mois - l’ancien Messin pourrait effectuer son baptême du feu contre l’Algérie mardi prochain à Blida, en éliminatoires du Mondial 2014.

 

Juste avant d’entrer sur la pelouse, Rudy Gestede buvera une gorgée de « No Limit »**, la boisson énergetique qu’il vient de lancer avec son frère Charly. Histoire de se surpasser sous le maillot des Ecureuils. Et qui sait, pourquoi pas claquer le but décisif ?

 

* Son grand-père maternel est américain et vit à Atlanta. Rudy Gestede a un temps exploré cette piste US car le coach adjoint de Cardiff City David Kerslake a joué à Tottenham dans les années 1990 avec Jurgen Klinsmann, actuel sélectionneur des Etats-Unis.

** Une sorte de Red Bull en un peu plus doux.

 

NB : Le 26 mars, malgré la défaite 3-1 en Algérie, Rudy Gestede a  inscrit, d’un coup franc enroulé (26e), son premier but sous le maillot du Bénin. Côté algérien, Faouzi Ghoulam, Yacine Brahimi et Saphir Taïder ont honoré leur première sélection avec les Fennecs.  A l’issue d’une prestation prometteuse, le milieu de Bologne en a profité pour ouvrir son compteur personnel (61e).

 

Pour en savoir plus :

-  Rudy Gestede : « Je ne connais pas un mot de gallois » (article)

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 15:13

 

Même Fulham s’est mis au Harlem Shake !

Dans le clip, Emmanuel Frimpong (à droite), déguisé en clown, fait le pitre.

 

Le milieu défensif de Fulham (20 ans), prêté par Arsenal, fait partie des 24 joueurs ghanéens convoqués par le sélectionneur des Black Stars Kwesi Appiah pour le match crucial contre le Soudan, prévu le 24 mars prochain à Kumasi dans le cadre des éliminatoires du Mondial 2014.

 

« C’est le plus beau jour de ma carrière de footballeur. Près de deux ans* que j’attendais ce moment. C’est énorme ! Je n'en pouvais plus d'attendre », a réagi mardi Emmanuel Frimpong sur son compte Twitter.

 

His Pumas !

E. Frimpong His Pumas

Pour fêter sa première sélection avec les Black Stars, Emmanuel a fait concevoir une paire de crampons ‘‘exclusive’’ aux couleurs du drapeau du Ghana (vert-jaune-rouge orné de l’étoile noire). L’inscription « Frimpong is dench » figure sur la partie latérale de ses chaussures Puma.

 

Avec Asamoah Gyan, le footballeur/chanteur/danseur attitré de la sélection, le courant devrait vite passer.

 

* Ancien international anglais chez les U16 et les U17, « Frimmy » a reçu le feu de vert de la FIFA le 27 novembre dernier après deux ans d’attente.

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 18:45

 

But de Mémé Tchité contre Lokeren (2-3, 21e), 28 octobre 2012.

 

Invité lundi soir sur le plateau de La Tribune, Mémé Tchité est revenu sur son combat pour porter la vareuse noire-jaune-rouge. L’attaquant du FC Bruges (29 ans) a demandé à la Fédération belge de football (URBSFA) de faire un effort pour qu’il puisse être sélectionnable chez les Diables Rouges.

 

« Etre Diable, je veux y croire jusqu’au bout ! », a déclaré lundi soir Mémé Tchité sur le plateau de La Tribune, émission diffusée sur la RTBF.

 

Après cinq années de procédures, l’attaquant du FC Bruges, 29 ans, a récemment clamé et fort avoir « gagné (s)on combat » et qu’il « est redevenu un joueur libre » aux yeux de la FIFA.

 

« Le Rwanda m’a libéré sportivement il y a deux ans et le Burundi ne peut pas me sélectionner vu que je ne suis pas burundais », a expliqué Mémé Tchité dans les colonnes de La Dernière Heure.

 

Pousser l'URBSFA à revoir sa position

 

Mais la Fédération belge de football (URBSFA) ne semble plus disposée à faire les quelques démarches nécessaires pour le rendre sélectionnable chez les Diables Rouges.   

 

« Il s’agit juste d’une demande administrative, sur la base d’un dossier reprenant la genèse de l’histoire et les positions de chacun, sur laquelle la FIFA aura à se prononcer. Elle peut dire oui, elle peut dire non ou elle peut dire à la Belgique de me sélectionner et d’assumer les éventuelles sanctions », a ajouté Mémé Tchité.

 

Il y a quelques jours, l’Union belge a fait savoir que le dossier ‘‘Tchité Diable Rouge’’ « était compliqué » et qu’elle « ne prévoyait pas de faire une nouvelle demande à la FIFA ».

 

Mais si Mémé Tchité, qui n'est actuellement plus titulaire avec le FC Bruges, revient à son meilleur niveau, ça pousserait peut-être l’URBSFA à revoir sa position.

 

* Né au Burundi mais ne possédant pas la nationalité du pays, Mémé Tchité compte tout de même 8 sélections avec les U20 burundais.

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 11:02

France Boxe mars 2013 CFA SH Dix champions pour l'avenir

 

De la sueur, du sang et des larmes… Revivez les finales du Championnat de France Amateur Seniors Hommes 2013 qui se sont déroulées le 23 février dernier à Hayange (Moselle).

 

49 kg : Marcus Gévia (19 ans, St Denis La Réunion) bat Dylan Beccu (19 ans, Athletic Boxing Divion Calonne) aux points (20-19).

Marcus Gévia où l’histoire d’un fils qui a troqué ses crampons de foot pour des gants de boxe en regardant un jour une K7 d’un combat de papa Raymond*. Favori après avoir éliminé le tenant du titre Georges Ory (Angers B.C.) en demie, le Réunionnais a pourtant du mal à entrer dans sa finale. Tendu, crispé, quasiment à côté de la plaque dans le premier round, il se fait remonter les bretelles par son père durant la pause. L’effet est immédiat. Marcus se ressaisit, grignote peu à peu son retard grâce à des touches nettes en sortie et parvient même à l’emporter sur le fil (20-19). La première ceinture nationale de la soirée est décernée à Marcus. Papa Raymond, fou de joie, se précipite sur le ring et saute dans ses bras façon Zacharie Noah à Roland-Garros en 1983. « Ouais la Réunion ! », crie un spectateur. Dylan, en pleurs, crie au vol. Sa famille aussi. Car c’est lui, le petit, qui a fait le combat. Dur à avaler un an après avoir perdu la finale des championnats de France juniors face à ce même Marcus. Décidément, sa bête noire.

 

* Combat contre Kamel Djadda lors d’une demi-finale du championnat de France. 

** Marcus Gévia est le 11e Réunionnais sacré champion de France.

 

52 kg : Elie Konki (20 ans, BAM Les Mureaux) bat Driss Yalaoui (20 ans, BAM Les Mureaux) aux points (20-13).

Un crève-cœur. Voilà ce représente ce combat pour Moktar Hadjri, l’entraîneur des deux boxeurs. « Je les adore, c’est mes mômes. Je peux pas. J’aurai le cœur serré quand l’un y perdra ou pour l’autre », confie-t-il à Arnaud Romera, journaliste de France Télévisions dans Tout le Sport*. Elie et Driss sont partenaires d’entraînement, amis dans la vie et ce soir ils s’affrontent pour la première fois… en finale du championnat de France amateur dans la catégorie des poids mouches (-52 kg). Pour ce duel fratricide, Moktar a choisi de rester spectateur. Elie et Driss sont exceptionnellement coachés par des amis du club. Et sur le ring, disons que ça se regarde, un peu, beaucoup… « Allez, faut que ça cogne ! »,  s’impatiente un spectateur à quelques secondes de la fin du second round. Au cours de la dernière reprise, le rythme s’accélère. Ça se voit et ça s’entend. « Pff… Pff ». Les coups de poing sont accompagnées avec le souffle. Sur un énième direct du bras arrière d’Elie, Driss en perd son protège-dents et le combat est interrompu. Preuve que les deux potes ne se font plus de cadeau. Le gong final retentit. Accolade pleine de respect entre Elie et Driss. A l’issue des trois rounds, Konki est logiquement déclaré vainqueur aux points (20-13). Il conserve ainsi sa couronne et « confirme son statut de numéro 1 de la catégorie », a indiqué dans les colonnes du Parisien le DTN Kévinn Rabaud. Une marche au-dessus de Driss, son frère d’arme.

 

* Emission du 25 février 2013.

 

56 kg : Anthony Bret (23 ans, AS Montferrandaise) bat Elias Friha (19 ans, St Maur) aux points (13-10).

« Fais gaffe Antho, c’est une fausse patte ! »*. Ultime recommandation d’un proche avant de débuter le pugilat. Ce soir, Anthony Bret sait qu’il doit se méfier. En face de lui, se dresse Elias Friha, un boxeur gaucher qui combat en fausse garde, c’est-à-dire avec ses pied et poing droits en avant. Toujours dangereux. Durant la semaine, le Montferrandais s’est donc habitué à boxer « en miroir ». Il a pris des repères, élaboré un schéma tactique. Il a aussi travaillé avec une attention toute particulière le crochet gauche au foie capable de terrasser d’un coup, d’un seul, son adversaire. Après, Antho sait que dès que le gong aura retenti, tout ça deviendra de la littérature, du flanc. Il faudra surtout réussir s’adapter dans le feu de l’action, sur le ring. On assiste à une première reprise assez fade. Les deux combattants se cherchent et peu de touches arrivent. Mobile et puissant, l’Auvergnat délivre ensuite des séries à mi-distance. « Allez, 1,2, 3… Allez travaille, travaille, travaille », l’encourage son coach Tony Maulus. Elias Friha, lui, évolue en contre. Mais dans le 3e round, Antho boxeur malin et roublard, fait parler son métier. Elias se retrouve à deux reprises au sol, poussé à la faute par son adversaire. Déjà sacré en 2012, Bret, qui a raté de peu la qualification pour les JO de Londres, l’emporte au final 13-10. « Ah… l’expérience ! », me souffle mon voisin de droite. Il s’appelle Adrien Dos Santos, il a 67 ans. C’est un ancien boxeur et entraîneur d’origine capverdienne du Boxing Club de Florange. Il sait de quoi il parle. Cela fait presque un demi-siècle qu’il est dans le milieu de la boxe. Pas vraiment un novice en la matière.

 

* Rocky Balboa est le plus célèbre des gauchers évoluant en southpaw (fausse patte ou garde inversée). « Southpaw » est également le titre d’un film en projet qui sera réalisé par Antoine Fuqua.

 

60 kg : Oualid Belaoura (22 ans, ABC Roubaisien) bat Sofiane Oumiha (18 ans, Toulouse Bagatelle) aux points (19-16).

« Au vu du palmarès des deux boxeurs, je peux te dire que ça va être un bon petit combat », m’annonce Adrien Dos Santos. Il a raison. Cette finale des -60 kg est très attendue. C’est un choc, un vrai. Entre Oualid Belaoura, solide international multi-médaillé* - qui revient au plus haut niveau après une longue pause d’un an pour blessure -, et Sofiane Oumiha, l’espoir qui monte. Ils s’avancent tour à tour en direction du ring sur « Not afraid » d’Eminem. Entendent peut-être furtivement ces paroles : « I’m manning up, I’ma hold my ground »**. Tout donner pour ne rien regretter. Le combat est âpre, disputé, hyper tactique. Mais avec le recul, il s’est peut-être joué dans les toutes premières secondes. Lorsque le puissant Belaoura a piqué à froid son adversaire. « C’est dommage (…) ‘‘Soso’’ se fait toucher d’entrée à un œil et ça l’a gêné », confiera ensuite à ladepeche.fr Philippe Girard, le directeur sportif du Boxing Toulouse Bagatelle. Touché mais pas coulé, Oumiha réagit en faisant apprécier sa vitesse de bras et sa précision. Mais grâce à quelques belles accélérations dans le 3e round, le Roubaisien s’impose à l’arrivée 19 à 16. Une vraie perf’ car il inflige ainsi sa première défaite en France à « Soso », médaillé de bronze des championnats du monde junior en 2012. Oualid remporte au passage son sixième titre de champion de France amateur. Hip hip hip hourra pour Belaoura !

 

* Oualid Belaoura, c’est un palmarès long comme le bras : champion de France cadet en 2006, champion de France junior en 2007 et 2008, champion de France senior en 2009 (-54kg) ainsi qu’en 2010 et 2013 (-60kg). Cette année, en demie, il avait déjà réussi à venir à bout d’Eric Dagard (UP Saint-Denis), le tenant du titre.

** Littéralement, « Je ne lâche rien, j’y vais à fond ! ». 

 

64 kg : Hassan Amzile (25 ans, B.C Reuil) bat Abdel-Malik Ladjali (19 ans, ABC Roubaisien) aux points (20-20, puis préférentiel).

« Allez Malik, allez Malik ! Encore, encore ! ». Dans les gradins, au premier rang, un monsieur s’égosille et tape nerveusement dans les mains. Il vit intensément la finale des -64 kg entre Abdel-Malik Ladjali et Hassan Amzile. Il distille aussi des conseils à la pelle. « Avance sur lui, Te jette pas ! »« Faut monter sur le ring lui donner un coup de main ! », lui glisse malicieusement Adrien. – « Pff…si seulement… c’est mon fils ! », lâche-t-il en soupirant. « Vous fatiguez pas, y mène aux points », tente de le rassurer Adrien. – « Non non, y perd ! ». Papa Ladjali a vu juste. Son rejeton accuse un retard de quatre points à l’issue du premier round (4-8). C’est pas vraiment le moment de discuter. Il se retourne et l’encourage de plus belle : « Allez Malik, allez Malik ! ». D’abord frileux, son fils s’engage plus, prend des risques. Il revient progressivement dans le combat, recolle au score (20-20). Egalité. On est obligé de faire le tour des juges pour départager les deux boxeurs. Au bout de quelques secondes, la décision tombe : « Avantage coin bleu ». Hassan Amzile l’emporte d’un cheveu. Cruel pour Malik et son papa. « Tout le monde dans la salle a sifflé. Après, qu’est-ce que tu veux faire ? Le système de la scoring-machine est ce qu’il est… Mais surtout, qu’est-ce que je vais bien pouvoir dire à mon fils pour le réconforter ? Vous savez, y va pas comprendre ce vol. Faut pas oublier qu’il n’a que 19 ans, c’est encore un gamin ». Un gamin plein d’avenir.

 

+91 kg : Jonathan Nacto (23 ans, MJC Cannemasse) bat Dimitri Balossa (27 ans, BAM Les Mureaux), abandon jet de l'éponge dans le 3e round.

Place à la catégorie des « no limit au-delà ». Autrement dit, les super-lourds (+91 kg). Généralement des gabarits hors norme, impressionnants. Style les agents de sécurité wallisiens de l’époque du Leclerc Fameck, si vous voyez ce que je veux dire ! Des grandes baraques, des mecs imposants, costauds, musculeux, à qui y vaut mieux ne pas chercher des noises. Sinon comme dirait La Fouine, « Ça fait mal, ça fait mal ». Bref, je referme la parenthèse. Ce soir à Hayange, c’est David contre Goliath. Le longiligne Jonathan Nacto est face à la montagne Dimitri Balosa. Pas mal de spécialistes ne donnent pas cher de sa peau. « Y’a du K.-O. dans l’air ! », lance Adrien Dos Santos. Ce qui est sûr, c’est que cet affrontement promet de faire des étincelles. Lors du premier round, les deux colosses se craignent. Au lieu d’accepter le combat, ils décident de pourrir la finale avec des accrochages intempestifs. « Allez-y, embrassez-vous ! », peste Adrien. « Le bisou, le bisou ! », reprennent en chœur quelques plaisantins. Alors que le puissant Balosa s’entête à boxer à mi-distance, il se fait toucher à plusieurs reprises par le bras arrière de Nacto. Compté dans la 2e reprise, il tente de refaire son retard dans le 3e round. Mais il se fait cueillir en contre par Jo. K.-O. debout, titubant sur le ring, Balosa contraint son entraîneur à jeter l’éponge. 25 ans que la Haute-Savoie attendait un successeur à Laurent Boudouani, sacré en 1988… Avec Jo Nacto, agent de sécurité dans le civil, c’est désormais chose faite !

 

91 kg : Abdoulaye Diane (24 ans, NA Rouen) bat Jean-Georges Charpentier (19 ans, Nîmes Boxe), abandon jet de l'éponge dans le 3e round.

Juste avant la finale des poids lourds, Adrien a une nouvelle prémonition : « Ce combat non plus, il n’ira pas à la limite ». Il a déjà vu à l’œuvre Abdoulaye Diane, double vainqueur de la ceinture Montana (en 2008 et 2011) et sociétaire de l'équipe des Faucons du Désert d'Algérie en WSB. Un boxeur à la morphologie à la Mike Tyson. Petit et trapu, agressif et très offensif. Et, selon lui, « malgré un certain déchet technique, Diane est un vrai cogneur ». Ses propos se vérifient dès l’entame face à Jean-Georges Charpentier. « Abdou » ou « Didi » comme l’appellent ses amis, avance, étouffe son adversaire par un pressing permanent, impose sa puissance. Charpentier s’accroche, essaie de bloquer ou d’esquiver la rafale de coups qui s’abattent sur lui. Et tente tant bien que mal de riposter. Dans le second round, il est compté une première fois puis une seconde à la suite d’un crochet droit. On sent que la fin du combat est proche. Sauvé in extremis par le gong, le Nîmois retourne courageusement au mastic. Mais pour quelques secondes seulement… Car Diane ne lâche jamais sa proie quand celle-ci vacille. Il le cadre, l’enferme dans un coin, en remet une couche. Et là, comme dirait Orelsan, ça fait « Bim badabim bim badaboum » ! Le bruit des coups résonne dans la salle. Charpentier est une nouvelle fois compté par l’arbitre et son coin décide raisonnablement de jeter l’éponge. « Iron » Diane n’a pas fait dans la dentelle. Mais fort heureusement, il ne lui a pas croqué l’oreille !

 

81 kg : Mamadou Bakary Diabira (23 ans, BC Brevannais) bat Souliman Abdourachidov (22 ans, AS Monaco) aux points (29-22).

Un uppercut d’école. Vif, percutant, bien placé. En demie, c’est avec cette action coup de poing que Bakary Diabira a assommé Ambroise Preira (BAM Les Mureaux) et qu’il s’est ouvert les portes de la finale. Numéro 1 en Ile-de-France, vainqueur de la Coupe de France en 2012, l’ancien membre du Paris United voit cette année plus grand. « Baky » veut devenir le numéro uno de sa catégorie sur la scène hexagonale. Ça passe par une victoire ce soir contre Souliman Abdourachidov*, le petit protégé du prince Albert. Un boxeur à la trajectoire peu banale. Né en Tchétchénie, arrivé à Nice à l’âge de 8 ans, « Souli » est licencié depuis 2007 à l’AS Monaco. Naturalisé il y a quelques années, l’élève de Nasser Yefsah est couvé par l’encadrement de l’équipe de France. C’est lui qui entame le plus fort le combat. D’entrée, l’attaquant de l’ASM se montre très offensif. Mobile du buste et ayant un centre de gravité bas, il enchaîne les coups au corps. Intelligemment, « Baky » ne panique pas. Au cours de la seconde reprise, la machine se met doucement en route. Il trouve sa distance, place des touches nettes. Son travail du bras avant gêne aussi considérablement son adversaire, l’oblige à s’exposer. « Oh là là ! Tous les petits coups qu’il lui met dans la mâchoire. J’en connais un qui ne pourra pas mâcher demain », nous glisse Adrien. Compté 8 dans le 3e round, « Souli » est en difficulté. Mais l’homme est un guerrier, un dur  au mal. Lâcher, il ne sait pas ce que c’est. Il y croira, se battra, donnera tout ce qu’il a jusqu’à la dernière seconde. Même si « Baky, le rouleau compresseur » a pris maintenant le dessus. Sur la fin, ce dernier se permet même le luxe de boxer mains en bas et de ‘‘mouliner’’ ses coups. « Ding ding ding ». Avant la décision, « Souli » retourne s’étirer dans son coin. Physiquement, il est cuit. Diabira triomphe aux points sur le score de 29 à 22. Il l’a rêvé, désormais il l’est… Baky est le nouveau number one français des poids mi-lourds !

 

* Vainqueur de la Coupe de France en 2011. « Souli » avait battu le champion de France en titre Olivier Vautrain (Boxing Nazairien) au tour précédent.

 

75 kg : Adriani Vastine (28 ans, Vastine BC) bat Rachid Hamani (27 ans, BC Villeneuve Ablon) aux points (21-17).

« Riiiiiip, Riiiiiip, Riiiiiip !!! » Une sirène de police tout droit sortie d’une série américaine annonce la couleur. Tout à coup, il y a comme de l’électricité dans l’air. L’atmosphère est sous haute tension. C’est l’heure de la finale des -75 kg entre Rachid Hamani* - le double tenant du titre (2011, 2012) - et Adriani Vastine, qui a décidé de monter de catégorie pour espérer aller à Rio en famille. Venu soutenir son grand frère, Alexis - le boxeur maudit aux JO - était apparu jusqu’ici relax. On l’avait aperçu en train de suivre les autres matches en grignotant un petit paquet de chips et en échangeant quelques mots avec ses potes ou son père Alain. Mais là, c’est différent, c’est le combat du frangin. Son visage se tend. Alexis s’installe sur une chaise au plus près du ring, les bras sur la barrière de sécurité. Pas pour longtemps. Car le match est très engagé, intense, indécis. Alexis ne tient pas en place. Il se lève, ne lâche pas son aîné des yeux, l’encourage et va même jusqu’à donner des coups dans le vide avec ses poings (Shadow-boxing). Adriani bouge beaucoup, perturbe l’organisation de Hamani qui n’arrive pas, avec son allonge, à le garder à distance. Le Normand délivre plus de coups mais peu atteignent réellement les cibles (visage, buste). Pour dire vrai, la plupart finissent même dans les gants de son adversaire. Rachid est lui trop passif. Il n’arrive pas à cadrer ni à imposer sa boxe. Alors qu’il mène aux points (round 1 : 6-3 ; round 2 : 14-12), l’expérimenté Adriani gère son avance, décide de pourrir le combat par de nombreux accrochages. Mais souvent, ses tentatives se concluent par un plongeon tête la première, ce qui lui vaut deux avertissements** pour boxe dangereuse. Potentiellement, -4 points. Ça remet tout en question. Ces pénalités peuvent lui coûter le titre. Dans le clan Vastine, on est inquiet. Illustration : devant nous, un proche de la famille fait des bonds de trois mètres. Dans l’allée qui borde le ring, une jolie fille en talons est elle au bord de la crise de nerf. Stressée à l’extrême, au bord des larmes, elle fait les cent pas avec son téléphone portable collé à l’oreille, n’ose quasiment plus regarder le combat. Elle est même à deux doigts de s’arracher les cheveux. « Allez Dri Driiiiiiiiii ! », hurle-t-elle comme une hystérique à quelques secondes du gong final. « A cette allure-là, son cœur ne va pas faire long feu », lâche Adrien. Dur dur de voir la personne qu’on aime se prendre des coups… Sa femme, Marie-Madeleine, assise à ses côtés, en sait quelque chose. Verdict : 21-17 pour Adriani Vastine, qui décroche son sixième titre de champion de France senior dans une troisième catégorie de poids***. Une performance qu’aucun boxeur n’avait jamais réalisée jusque-là !

 

* Fils du légendaire Loucif Hamani (Champion d’Afrique des super welters ABU entre 1976 et 1977).

** Un avertissement dans le 2e round, un autre dans le 3e.

*** Champion de France amateurs senior des 64 kg (2005, 2006, 2008) et des 69 kg (2009, 2011).

**** Boxe : Adriani Vastine à la poursuite d'un 3e titre (vidéo)

 

69 kg : Souleymane Cissokho (21 ans, Top Rank Bagnolet) bat Chabane Fehim (22 ans, ABEH Rouen) aux points (14-7). 

L’heure de la revanche a sonné ! A Pessac (Gironde) l’année passée, en finale des -64 kg, au terme de trois rounds explosifs et techniques, le combat entre les deux boxeurs s’était soldé par une score de parité (11-11). Mais Chabane Fehim, mis en danger, avait finalement conservé sa ceinture sur décision des juges (4-1). Un an plus tard, le roi de France des poids super-légers (2010, 2011 et 2012) et son challenger ont pris 5 kg de muscle et se retrouvent ce soir à Hayange en finale des poids welters. Les deux hommes se connaissent bien car ils se côtoient quotidiennement à l’INSEP et en équipe de France. Chabane part favori. « Souley », qui a battu David Papot (Boxing Nazairien), le champion en titre en demie, est en position d’outsider. Deux gars déterminés sur le ring. Mais à la fin, il y aura forcément un vainqueur et un vaincu. L’un des deux « tombera en public », si on se réfère à la magnifique chanson d’Oxmo Puccino. La défaite ? Le clan de « Souley » ne l’envisage pas. Durant le trajet, pour le motiver, son coach Ali Oubaali et son frère aîné Elhadj lui ont répété la célèbre devise du Che : « Hasta la victoria siempre ! ». Il a une revanche à prendre. Il le sait. Dès l’entame, il laisse venir son adversaire. Une stratégie qui se révèle payante car sa garde est hermétique et ses réponses - des frappes sèches et chirurgicales - font mouche. « T’es en retard Chabane ! Bouge, mets du rythme, te laisse pas endormir », lui crie son père Noredine. Sur le ring, « Bében » est méconnaissable. D’ordinaire, il ressemble à un chat insaisissable et précis. Pour ses plus grands fans, c’est un boxeur élégant qui possède un style « doux comme du sucre » à la Sugar Ray Robinson. Mais là, il est plutôt doux comme un agneau. Dans la 2e reprise, il se fait surprendre par un uppercut du droit de « Souley ». Durement touché, il est knock-down. Alors qu’il est compté jusqu’à 8, Chabane, sonné, effectue étrangement un tour du ring en marche arrière. Dernier round. Concentré et déterminé, Cissokho déroule et offre de la belle boxe qui fait plaisir à voir. Celle qu’apprécient tous les autres passionnés du noble art présents dans la salle. Le gong final retentit. A l’issue d’un combat maîtrisé, le Francilien s’impose 14 à 7 et est élu meilleur boxeur de cette 105e édition des finales du championnat de France amateur. Ce soir, l’œil du tigre, c’était « Souley » qu’il l’avait !

 

* Souleymane Cissokho a été sacré champion de France senior des -60 kg en 2011.

 

Ismaël Bouchafra-Hennequin

Crédits photo : Denis Boulanger/Presse Sports

Pour en savoir plus :
- Résultats du CFA 2013 sur le site de la Fédération française de boxe (article)

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 21:20

 

But de Saphir Taïder contre Cagliari (3-0, 5e, 3 mars 2013).

 

Trois jours après Yacine Brahimi, c’est au tour du milieu de Bologne (21 ans, 2 buts cette saison), ancien international français des moins de 20 ans, d’avoir reçu l’autorisation de la FIFA pour représenter l’Algérie.


Avec Saphir Taïder, les Fennecs récupèrent un diamant brut à polir.

 

« La Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a transmis à la Fédération Algérienne de Football (FAF) la décision officielle pour la qualification du joueur Saphir Taïder en équipe nationale d’Algérie. Le joueur est dorénavant qualifié  pour jouer pour notre équipe nationale », a annoncé samedi la FAF dans un communiqué.

 

Né en France, d’un père tunisien et d’une mère algérienne, Saphir Taïder ne marchera donc pas sur les traces de son frère aîné Nabil, ancien international tunisien, passé auparavant par l’équipe de France Espoirs, et qui joue actuellement à l’Etoile du Sahel.

 

Pour en savoir plus :
- S. Taïder : « Heureux d’avoir choisi l’Algérie » (interview)
- La FIFA qualifie Taïder au profit de l’Algérie (article+interview)

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