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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 13:15

 

Le gardien de Nice David Ospina avec sa petite Dulce Maria,

 

Le gardien international colombien de l’OGC Nice (25 ans) vient d’obtenir la nationalité française, a annoncé mardi le club azuréen sur son site internet.

 

Elle court, elle court Dulce Maria (4 ans), la fille de David Ospina… On a pu voir ça fin septembre sur la pelouse de l’Allianz Riviera.

 

Ce jour-là*, la petite niçoise a tenté d’échapper à la vigilance de son papa. Mais le portier des Aiglons était, comme toujours, attentif. Il l’a rattrapé, l’a pris délicatement dans ses bras. Une sacrée chipie, cette Dulce Maria !

 

Alors qu’il est actuellement en pleine préparation du Mondial brésilien avec la sélection colombienne, David Ospina a reçu une bonne nouvelle. Après cinq ans passés dans l’Hexagone, « il est désormais officiellement français ».

 

A un an du terme de son contrat à Nice, Ospina bénéficie d’un bon de sortie cet été. Ce passeport communautaire devrait l’aider à s’envoler sous d’autres cieux. Nul doute qu’il emportera alors Jessica - sa femme - et Dulce Maria dans ses bagages !

 

* Le 22 septembre 2013, après Nice-Valenciennes (4-0), soit le jour de l’inauguration de l’Allianz Riviera.

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Published by Ismaël Bouchafra-Hennequin
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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 13:56

 

A Sang Danse Solipop Hayange 28 mai 2014 ok© Momo El Morjille

 

Mercredi soir a eu lieu Solipop au cinéma Palace de Hayange. Un gala de danse hip-hop organisé par le groupe A sang danse. On y était. On vous raconte comment c’était.

 

« Solipop c’est ce mercredi ! Si t’as pas ton llet-bi, t’as rien compris ! Même si t’as Free… » C'est pas Rodolphe mais Hafed Ledra, animateur de l’ACSH (Association de coordination socioculturelle de Hayange), qui le dit !

 

Mercredi 28 mai, Hayange, 19h30. On est pas un « geonpi » mais faut croire qu’on a pas tout compris… On arrive au cinéma Palace. On achète notre lle-bi à l’ancienne au guichet. Après avoir avalé quelques marches, on se retrouve dans la salle. Les sièges couleur vert pin sont toujours là. Mais bon, ça fait vraiment un bail qu’on a pas mis les pieds ici !

 

On prend place. Un couple s’assied à côté de nous. La sono crache le somptueux « Crazy for you » d’Adele. Pour passer le temps, on se met à papoter avec nos voisins de droite. Il s’agit des parents de Marina Collebrusco (17 ans) qui fait partie du groupe A sang danse. Monsieur confie aimer les danses des îles, Madame apprécie pour sa part beaucoup le tango. Leur fille, une grande brune, a choisi le hip-hop. Une passion qu’elle pratique assidûment depuis 3-4 ans.

 

Didem... en mode Mopral !

 

Hafed et Didem gala Solipop Hayange 28 mai 2014 A sang dan 

20h15. La lumière de la salle s’éteint. Celle de la scène s’illumine. Hafed prend le mic. Il explique que l’argent récolté durant ce gala servira à financer la participation du groupe A sang danse au Baltic session - le festival européen des cultures urbaines - en octobre prochain à Tallinn (Estonie). Didem (14 ans), la ‘‘naine’’ de la bande, en mode Mopral, acquiesce. « C'est clair, on a grave besoin de l'argent ! (sic) » « Waaaaah, une vraie Turque celle-là, direct elle demande des loves ! », réagit un spectateur un brin taquin.

 

20h21. C’est ‘‘au vétéran’’ Sadat Sekkoum (36 ans) que revient l’honneur de commencer. Avec sa chemise à carreaux, son béret et son gilet de costume, il a la classe notre franchouillard de « Ramsès » ! Tel un motard, il se met en position (lock) et… met les gaz ! Kader et Sabrina, ses deux compères de l’assoc’ Mixité (Yutz) ne sont pas en reste. Ils enchaînent avec du break et du top rock sur un mix électro swing. C’est frais, ça mêle énergie et humour. Sadat et Kader ont même osé nous sortir le bon vieux saute-moutons de derrière les fagots ! Avec ces grands enfants, on se croirait parfois… dans une cour d’école ! C’est ça qu’c’est bon ! N’est-ce pas mon p'tit Mouyoumed ?

 

Après les mioches « AJT » du Konacker, on embarque avec Créa D’Jeuns (Terville). Que ce soit sur « T.H.E. (The Hardest Ever) » de Will.i.am, un remix de « Satisfaction » de Benny Benassi ou de la funk, ça  balance pas mal !

 

20h40. Place désormais aux trois filles du Serémange Crew coachées par Channy Braga (Original Artistik). C’est vraiment sympa. C’est rythmé, énergique, synchro sur un son deep house/saxo.

 

Une photo lumineuse et un joyeux anniversaire chanté plus tard, Zoé (alias ‘‘l’Empire State Building’’) et ses Shadow Kingz (Thionville) livrent une belle presta, à base de combis et de jeux de miroirs, sur les notes d’une guitare. Les 12 apôtres terminent leur show avec un t-shirt blanc sur lequel figure un b-boy. Terriblement symbolique !


Wallaye, y sont ready pour le marathon de la danse !

 

A Sang Danse Solipop Hayange 28 mai 2014 2 ok

Elles ont promis de sortir leurs griffes. Elles, ce sont les 6 tigresses enragées de Rebel’lionnes (Creutzwald). Sur du Macklemore (« Cant’t hold us »), Estelle (« Freak ») ou encore un remix de « la valse d’Amélie » (Yann Tiersen), elles nous font gesticuler sur notre siège. Bref, elles nous donnent grave la pêche ! Idem pour les house danceurs de Froggy Style (Volmerange-les-Mines) sur le titre phare de Dennis Ferrer (« Hey Hey »). Pala-papa-pala, pala-papa-pala, boba-papa-pala, pala-papa-pala  !

 

21h18. Leur rêve va devenir réalité… Au mois d’août, ils s’envoleront pour New York. C’est sûr et certain. Les billets ont déjà été réservés. Eux, c’est Mixité Junior (Aïssa, Alice, Allan, Kader, Mourad, Nathanaël, Océane et Sabrina). Pour l’heure, ils leur restent quelques efforts à fournir pour boucler le budget : présenter leur nouveau show le 7 juin à l’Amphy de Yutz lors du gala de danse hip-hop, tenir un stand (buvette et sandwichs) lors de la fête de la musique à Thionville le 21 juin… et danser ce soir pour la énième fois sur « I’m singing in the rain » de Gene Kelly. Ils s’exécutent de bonne grâce, font le taf… A la fin, l’un des parapluies montre clairement des signes de fatigue. Y se retourne comme si y'avait eu une grosse rafale de vent. Il est vraiment temps que ces jeunes passent à autre chose !

 

A Sang Danse Solipop Hayange 28 mai 2014 dos ok

Après que les trois vieux papys breakeurs de Freestyle Old School (Hafed, Karim WBB aka ‘‘The Fresh Prince’’ et Sadat) aient prouvé qu’ils avaient encore de beaux restes, c’est au tour d’A sang danse de monter sur scène. Un groupe de 8 filles (Alice, Didem, Emilie, Marina, Sabah, Salomé, Sefora et Sevil) âgées de 13 à 17 ans, à qui l’on doit l’orga de ce gala. « Ouaaaaais Didem, t’es la meilleure ! », crient à tue-tête plusieurs personnes dans le public. Wallaye bilaye*, on dirait que cette petite « que-tur » avec ses Nike aux lacets rose fluo a ramené toute sa mifa au Palace !  

 

21h45. Tous les danseurs du jour sont invités sur scène pour un petit freestyle. Un son est lancé, un individu commence à danser, un autre danseur prend le relais et ainsi de suite… A l’image de Quentin (14 ans, Créa D’Jeuns), certains ont faim ! Ces crèves la dalle du bitume reviennent plusieurs fois au centre du cercle, se lâchent, donnent du groove. Bref, kiffent et font kiffer ! Pas doute, ceux-là sont ready pour le marathon de la danse qui aura lieu dimanche après-midi à Marspich (12h-18h) ! Preuve en est que le hip-hop... never stops !

 

Ismaël Bouchafra-Hennequin

 

* Wallaye bilaye (je te jure).

 

Pour en savoir plus :

- Page Facebook du groupe A sang danse
- Les photos du gala Solipop 2014

 

Logo A sang danse hip-hop Hayange

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 21:48

 

 

Révélation lilloise de la saison, le jeune attaquant international espoirs belge de Lille (19 ans, 6 buts cette saison toutes compétitions confondues) n’a pas encore été approché par Marc Wilmots, le sélectionneur des Diables Rouges. Du coup, le Kenya souhaite l’attirer dans ses filets.    

 

Mardi, lors de sa conférence de presse à Nairobi, le sélectionneur kenyan Adel Amrouche est revenu sur le dossier Divock Origi. « Nous sommes encore dans un processus de séduction », a-t-il plaisanté. « Pour l’instant, il n’a dit ni oui ni non. C'est encore un jeune joueur et il a tout l’avenir devant lui. Il doit faire un choix judicieux ».

 

« Pour moi, il est le prochain Drogba ! », dira ensuite le coach des Harambee Stars au journal kenyan The People. Avant d’ajouter : « Chaque jour, je pense, le sourire aux lèvres, au duo qu’il pourrait former avec Dennis Oliech (AC Ajaccio). Si ces deux-là jouent un jour ensemble sous le maillot du Kenya, ils deviendraient le cauchemar de nombreux défenseurs en Afrique ».

 

Mais pour l’instant, rien n’est fait. Mike Okoth Origi, le papa de Divock - ancien footballeur pro en Belgique, qui fut international kenyan (il a disputé la CAN à trois reprises : 1990, 1992 et 2004) - a récemment tenu à calmer le jeu dans le quotidien flamand Het Laatste Nieuws : « Divock a fait toutes ses classes chez les Diables. Pour le moment, il n’y a pas de raison de changer ». Pour le moment…

 

NB : Divock Origi a finalement choisi... Convoqué pour la Coupe du monde 2014 afin de pallier le forfait de Christian Benteke (rupture d’un tendon d’Achille), "Baby Kluivert" a disputé son premier match officiel avec la Belgique contre l’Algérie le 17 juin (2-1). Cinq jours plus tard au Maracana, il inscrit l’unique but de la rencontre face à la Russie (1-0, 88e) et qualifie ainsi les Diables Rouges pour les huitièmes de finale.

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 18:08

 

Brandao Evaeverson Lemos da Silva drapeau brésilien ok 

L’attaquant brésilien de Saint-Etienne (33 ans, 9 buts cette saison toutes compétitions confondues) a annoncé mercredi sur son compte Facebook qu’il vient d’obtenir la nationalité française.

 

« Je suis très heureux d’annoncer en exclusivité que j'ai obtenu la nationalité française. Je suis fier et orgueilleux d'obtenir la nationalité d'un pays qui m'a toujours bien accueilli depuis mon arrivée. Il m'est impossible d'exprimer toute ma gratitude envers la France et les Français », a déclaré Brandão, arrivé sur le territoire hexagonal en janvier 2009.

 

De ce fait, Brandão libère une place de joueur extracommunautaire au sein du club forézien (4 maximum par club en Ligue 1).

 

La réaction de Christophe Galtier, le coach de l'ASSE :

« C’était une démarche personnelle de sa part. Il souhaitait être français. Il a beaucoup d’estime pour notre pays et est content d’être français. Hier, j’ai essayé de lui faire chanter le premier couplet de la Marseillaise. Il n’y est pas arrivé mais quand même… Je suis sûr que d’ici au dernier match de championnat nous y parviendront » (Source : But!).

 

Pour en savoir plus :

- Brésil : Brandão bientôt français (article)

- El Matador : "Brandão, pas touché" (son)

- Site officiel de Brandão

 


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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 17:59

 

 

Naturalisé portugais en décembre dernier, le milieu défensif brésilien de Porto (26 ans) ne pourra pas disputer la Coupe du monde avec la Selecção. La FIFA vient en effet d’y apposer son veto.

 

Arrivé à Porto en 2007 et naturalisé portugais il y a peu, le Brésilien Fernando caressait l’espoir de jouer la Coupe du monde 2014 avec la Selecção. Mais la requête de la Fédération portugaise de football (FPF) n’a finalement pas abouti.

 

« La Fédération portugaise de football a été informée vendredi par la FIFA que le joueur Fernando Reges n’était pas éligible pour représenter l’équipe nationale. En effet, la FIFA a considéré que le joueur n’était pas titulaire de la nationalité portugaise lorsqu’il a participé à la Coupe du monde U20 avec le Brésil en 2007 (conformément à l’alinéa 1. a) de l’article 8 du chapitre III) Qualification en équipe représentative des Statuts de la FIFA, p.66) », a indiqué la FPF dans un communiqué.

 

Désormais, "O Polvo" (La pieuvre) n’a plus qu’une chose à faire : se réfugier dans le travail, briller avec son club et croiser les doigts pour un jour être appelé avec les Auriverde.

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 14:44

 

     

L’Art2sick, le 26 avril dernier à Creutzwald, c’était vraiment n’importe quoi ! Comment dire… c’était juste… tropico ! A l’aide de quelques mots bien sentis, on vous propose de revivre cet évènement à but humanitaire mêlant danseurs, musiciens et improvisation. Une bien belle soirée qui restera à jamais gravée !   

 

« L’année dernière, j’avais emmené en camionnette des jeunes de Creutzwald à l’ArtisSick à Fameck. J’avais vraiment apprécié l’évènement : le concept, l’état d’esprit, les moments de franche rigolade. Du coup, quelques jours plus tard, j’ai contacté Mehdi pour voir si on pouvait organiser ça à ‘‘Creu’’. Voilà en gros comment ça c’est fait. Aujourd’hui, on y est ! J’espère que le public sera au rendez-vous ».

 

Quelques heures avant l’Art2Sick, Carlo D’Angelo a un peu la pression. La veille, la première journée des rencontres musicales n’a attiré que 80 spectateurs. Autant dire que ce soir, le conseiller municipal joue gros. Mais il y croit. « Sérieux, avec le plateau de rêve qu’on a réussi à réunir, si les gens se bougent pas, je comprends pas ! »

 

Art2sick Creutzwald Mehdi et M'hamed Parker's PhotographyMehdi et M'hamed, les 2 speakers, en mode ambianceur © Parker's Photography

 

Samedi 26 avril 2014, salle Baltus. Il est 18h30. Les danseurs et les musiciens sont rassemblés derrière la scène. « Enfin, mes frères et sœurs, enfin, nous y sommes ! Si nous sommes réunis ce soir, c’est pour festoyer. Vivre un moment jovial et sympathique. Prendre et donner un max de kiff. Alors, festoyons ! », affirme Mehdi d’un ton faussement solennel.

 

Avec son compère M’hamed, ils effectuent un petit briefing sur le déroulement de la soirée. Pour dire qui tombe contre qui, avec qui, pour donner des précisions sur la durée de chaque passage (2 minutes maxi), la scène (danser sur 180°) et l’esprit ‘‘enjailleur’’ de l’évènement.  

 

20h15. Après l’échauffement, Mehdi distille les ultimes recommandations. « Prenez des risques, sortez de vos codes, allez plus loin que d’habitude. Aujourd'hui, c’est du pur freestyle ! Mesdames, messieurs les danseurs et musikos, essayez de trouver la bonne connexion, celle qui se crée sur le moment ». Les 12 binômes (danseur-musicien) forment alors un cercle et se donnent la main. Une déferlante de vagues, du french cancan et un cri de guerre (« Art2sick yeah ! »), et c’est parti pour le show !

 

Histoire de nous plonger dans l’ambiance, on nous diffuse sur grand écran le trailer déjanté de l’association M.A.M (Make you happy, makes me happy).

 

 

Chemise à fleur et casquette à visière transparente sur le crâne, M’hamed et Mehdi déboulent sur scène. DJ Zoum envoie la sauce (« Mic Check » de Million Dan). Tous les danseurs et les musiciens se mêlent à la fête. La salle, où l'on retrouve Julie et Sandy, monte ainsi progressivement en température.

 

Avant le début de la compète, les deux speakers nous invite à nous mettre en mode « humain ». De quelle manière ? En échangeant un regard, un sourire avec les autres spectateurs. Une petite minute pour se rendre compte qu’il en faut peu pour être heureux. Désormais, il ne reste plus qu’à ouvrir grands ses yeux et ses oreilles et consommer sans modération ce qui va suivre !

 

Art2sick Creutzwald Juanito Parker's Photography

Juanito et son fameux ''Oncle Sam Point'' © Parker's Photography


21h. On attaque direct avec les ¼ de finale. Généralement, il danse sur de la funk, la musique préférée de sa maman. Mais là, tout de suite, maintenant, Juanito (59 Crew / Team Nord/ Locking Fighters, Dunkerque) se retrouve à improviser sur les doumdoums - ces tambours de forme cylindrique répandus dans toute l’Afrique de l’Ouest - de Momo Benchetto. Vainqueur fin mars de l’Eurobattle France à Tourcoing, Juanito danse de manière énergique, spectaculaire et super expressive. Ce lockeur au grand smile pointe dans toutes les directions, claque des mains, tape du pied, saute dans tous les sens. N’hésite pas, le moment venu, à prendre la pose tel un bodybuilder et à embrasser son biceps droit.

 

En dépit d’une belle prestation, son adversaire - Sami Setti ‘‘The Slim Shady du 60’’ (Creil) - doit s'incliner d'entrée. Idem quelques minutes plus tard pour Bats et ses segments interminables (Electro Street, Paris) ou encore le funny Blondy (Street Impact, Paris). Pour eux, c’est fini. Les juges (Hakim Hachouche, K-mel et Marabout) en ont décidé ainsi.

 

21h50. « Waaaahhhhhh ! » Alors que Linda (Paradox-sal, Rennes) est en piste, Romain, le bassiste (Carven Stone, Nancy), débranche malencontreusement sa guitare électrique de l’ampli. Mais il en faut plus pour déconcentrer la petite sœur d’Iron Mike. Le regard fixe, immobile, elle reste dans sa bulle et reprend sur la musique comme si de rien n’était. Au final, Linda aura même su tirer profit de ce silence inattendu pour rebondir. Sacrément fortiche !

 

22h35. Après la pause, on assiste au spectacle familial d’Alliance Artistic, le groupe de SamSam et Poppin'C, multiples vainqueurs du Juste Debout Suisse, catégorie popping. Un show à base de magie, de mime et d’interprétation robotique sur le son d’une boîte à musique. A l’issue de leur presta, le public ne s’y trompe pas et entonne le « Po-po-po-po-po-po-po », l’hymne de la sélection italienne pendant le Mondial victorieux de 2006.

 

Art2sick Creutzwald M'hamed Mehdi Bilel Enzo Wati B Parker'« Dis-voir petit, t'habites loin de chez toi ? », « T’es né à quel âge ? » © Parker's Photography

 

22h50. Après que trois petits (Bilel, Enzo et un fan de Wati B) soient montés sur scène pour raviver l’ambiance, on enchaîne avec les ½ finales. CJM’S (Cosec Crew, Paris) et Malcom (Serial Stepperz, Paris) s’élancent en premier. Le talentueux beatboxeur lâche des sons avec sa bouche et tape sur sa poitrine pour faire vibrer ses cordes vocales. Au feeling, au ressenti, Malcom - double vainqueur du Juste Debout (2010, 2014), catégorie house - improvise, invente, crée, innove. Saisit les accents. La fusion des genres donne lieu à une performance bluffante, épatante. Pfff, il s'est vraiment passé des trucs de ouf, c'est abusé... On est sous le choc ! Certains crient au génie !

 

23h15. Un petit bœuf entre amis juges puis une petite choré sur un son à la talkbox spécialement réalisé pour l’occasion par Mehmet (aka Dizzee Sly), et on est ready pour la finale à 3 ! Dans le jargon hip-hop, on appelle ça un Armageddon. À ce stade de la compétition, il n’y a plus de tirage au sort qui tienne. La constitution des binômes est laissée à la libre appréciation des artistes.

 

Art2sick Creutzwald Safia Zimouche et Linda Hayford Parker' Safia et Linda, ou quand la musique embrasse la danse © Parker's Photography

 

Courageusement, Linda décide de s'associer avec Safia Zimouche, la violoniste virtuose du 9-2. « ZimZim » pour les intimes, une fille à l’épaisse chevelure bouclée et aux beaux yeux verts. Après avoir commencé subtilement en grattouillant les cordes de son instrument avec les doigts, Safia se saisit de l'archet. Au fil de la mélodie, les notes sont de plus en plus aiguës. Linda la poppeuse ‘‘high-tech’’ s’adapte avec brio. Ses mouvements sont terriblement synchros. Un splendide spectacle qui n’est pas s’en rappeler le formidable duo entre le patineur russe Evgeni Plushenko et le violoniste Edvin Marton aux Jeux olympiques de Turin en 2006 !

 

Malcom le repète assez souvent : « I don't care about rules, I just doing my vision of dance ». L’Art2sick est donc taillé pour lui ! Ici, il peut laisser libre cours à son inspiration. À sa créativité débordante qu’il puise dans le « floor ». Au moment d’entrer sur scène, il fait mine d’aller à la batterie. Ça fait sourire tout le monde. Mais c’est bel et bien Anthony (Carven Stone, Nancy) qui sera à la baguette. Instinctivement, Malcom s’imprègne du rythme, fait parler son jeu de jambes, sa gestuelle et claque quelques figures acrobatiques. Alors qu’Antho est sur le point de conclure, Malcom lui glisse, effrayé, d’une petite voix : « T’arrête paaaaaaaaaas ! » Tout ça pour que le plaisir, le charme et la magie opèrent pendant encore quelques secondes.

 

Art2sick Creutzwald Alex The Cage et CJM'S Parker's Photogr

Alex The Cage et CJM'S...  Que du bonheur ! Émotions fortes garanties ! © Parker's Photography

 

Dernier finaliste à passer sur le gril ? Alex (The Cage/ Legion X, Bruxelles). Il est en pleine bourre, c’est le danseur en forme du moment. Il rafle actuellement tout ou presque. Il revient tout juste d’un périple en Russie (Saint-Pétersbourg, Astrakhan). King Alex est considéré comme l’un des tout meilleurs danseurs en Europe dans le milieu des battles hip-hop/newstyle. Mais aujourd’hui, il est placé dans un environnement différent. En compagnie de CJM’S, il est là pour tenter de nouvelles choses, nous surprendre, se mettre en danger. Et c’est ce qu’il fait ! Alex, plutôt timide de nature, laisse son corps parler, s’exprimer au rythme des beats. Il vit sa danse, danse sa vie à partir de cet échange, de cette connexion qui s’établit en live avec CJM’S. C’est beau, c’est fluide, c’est technique ! C’est original, musical, touchant !

 

23h53. Avant la proclamation des résultats, le « grand chef » de Creutzwald Jean-Luc Wozniak prend le mic. Il effectue un speech bien bien funky au cours duquel il salue « son crew » et « les gazelles de la mairie ». La vidéo de remerciement qui suit, nous va droit au cœur. Elle rappelle que l’Art2sick est avant tout un évènement à but humanitaire. Toutes les entrées (5€) seront en effet entièrement reversées à l’association ‘‘Arrayan’’, basée à Taourirt (Maroc), et serviront à venir en aide aux enfants orphelins. C'est ça aussi la philosophie M.A.M !

 

00h08. Alex, Linda et Malcom sont côte à côte sur scène. « Et le danseur vainqueur de l’Art2sick 2014 à Creutzwald est.. Alexxxx ! » CJM’S, avec son t-shirt de Cancun, aura lui droit à la version… espagnole ! On leur remet le chèque de 1000 euros. Dimey se prend alors pour MJ et tape un moonwalk de contrefaçon. Le spectacle touche à sa fin. Marabout met sa veste en cuir, ses lunettes de soleil et se met à danser avec ses célèbres mocassins aux pieds. « T’as vu le style ? Non mais t’as vu le style ? », répète-t-il fièrement. - « Laisse tomber, il est sur une autre planète ! », nous glisse Hakim. Juste près des étoiles, dans la galaxie... Art2sick !


Ismaël Bouchafra-Hennequin

 


Battle Art2sick, les résultats

 

Battle Art2sick M.A.M 26 avril 2014 Salle Baltus Creutzwal   

 

 


Vainqueurs

Danseur : Alex (20 ans, The Cage/ Legion X, Bruxelles). Musicien : CJM'S (24 ans, human beatbox, Cosec Crew, Paris).

 

Finale à 3 :
-
Linda Hayford (Paradox-sal, Rennes) et Safia Zimouche (violon, Paris) vs Malcom (Serial Stepperz, Paris) et Anthony Clément (batterie, Carven Stone, Nancy) vs Alex (The Cage/ Legion X, Bruxelles) et CJM'S (Human beatbox, Cosec Crew, Paris).

 

Demi-finales
-
Juanito (59 Crew / Team Nord/ Locking Fighters, Dunkerque) et Romain Buisson (guitare électrique, Carven Stone, Nancy) vs  Malcom (Serial Stepperz, Paris) et CJM'S (Human beatbox, Cosec Crew, Paris).
- Linda Hayford (Paradox-sal, Rennes) et Alain Wittische (contrebasse, Cassem, Longeville-lès-Saint-Avold) vs SamSam (Dbz Fam, Avignon) et  Safia Zimouche (violon, Paris). 
- Alex (The Cage/ Legion X, Bruxelles) et Anthony Clément (batterie, Carven Stone, Nancy) vs Ismael Luca aka Litchi (Homécourt) et Pierre Cocq-Amann (saxophoniste, Saxitude, Metz).  

 

Quarts de finale

- Peckos (Badgame/ Stoned Life, Montbéliard) et Réjane Parizel (violon, Ecole de musique de Creutzwald, Saint-Avold) vs  Ismael Luca aka Litchi (Homécourt) et Safia Zimouche (violon, Paris).
- Juanito (59 Crew / Team Nord/ Locking Fighters, Dunkerque) et Mohamed Benchetto (percussioniste, Papango, Bertrange) vs Sami Setti (Creil) et Alain Wittische (contrebasse, Cassem, Longeville-lès-Saint-Avold).
- Bats (Electro Street, Paris) et CJM'S (Human beatbox, Cosec Crew, Paris) vs Alex (The Cage/ Legion X, Bruxelles) et Verena (vocaliste, Logical Tears, Metz).
-
SamSam (Dbz Fam, Avignon) et Pierre Cocq-Amann (saxophoniste, Saxitude, Metz) vs Blondy (Street Impact, Paris) et Mehmet Akpimar aka Dizzee Sly (talkbox, Grande-Synthe). 
- Poppin'C (Dbz Fam, Bussigny, Suisse) et Alexandre Starzan (guitare électrique, Carven Stone, Nancy) vs  Linda Hayford (Paradox-sal, Rennes) et Romain Buisson (guitare électrique, Carven Stone, Nancy).
- Malcom (Serial Stepperz, Paris) et Louis Schmidt (batterie, Carven Stone, Nancy) vs John Smith (Total Feeling, Paris) et Anthony Clément (batterie, Carven Stone, Nancy). 


Gros big up aux juges (danseurs) : Hakim Hachouche aka Dude (locking, Les Virtuoses de l’Instant, Paris), K-mel (break, Project X, Luxembourg) et Marabout (popping, Creil). Et aux juges musiciens : Alban Lo (MTB Crew, Nancy) et Pascal Perrenoud (batterie, Awoossi, Thionville).

 

Crédits photos : © Parker's Photography.
Crédits vidéo : © Bouchra Ouikou (Bou BOu).

 

Pour en savoir plus :
- La page Facebook de l'évènement (Art2sick)

- Toutes les vidéos de l'Art2sick (vidéo 1) (vidéo 2) (vidéo 3)
- Les photos de l'Art2sick (by Parker's Photography) (by Virgin'Art) (by Mohammed Zerrouk, Mooh Vagabonds)
- Art2sick : Ça va être ouf de chez ouf ! (article)

- Hip Hop : Un truc de ouf, ce battle ArtisSick ! (article)

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 13:37

 

 

Adnan Januzaj avait le choix entre la Belgique, la Turquie, l'Albanie, le Kosovo, la Croatie et même l'Angleterre. Hier, Marc Wilmots, le sélectionneur de la Belgique, a annoncé via Twitter que le jeune milieu offensif de Manchester United (19 ans) avait opté pour les Diables Rouges.

 

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 14:21

 

Battle Art2sick M.A.M 26 avril 2014 Salle Baltus Creutzwal

 

Samedi à Creutzwald (19h-23h), l’association M.A.M (Make you happy, makes me happy) organise le battle Art2sick. Un évènement dingue, un pur moment de création, mêlant danseurs hip-hop et musiciens au grand cœur !

 

 

Le 4 décembre dernier, Malcom (Serial Stepperz, Paris), futur vainqueur du Juste Debout 2014 (catégorie house), pour ainsi dire craque. Il poste une vidéo sur son compte Facebook. Où on le voit danser, improviser sur les sons de la batterie puis du djembé lors du battle ArtisSick du 18 mai 2013 à Fameck.

 

Juste au-dessus de la vidéo, on peut lire le message suivant : « L’event était lourd ! J’espère une 2e édition l’année prochaine. Mehdi et M’hamed, débrouillez-vous !!!!!! ». - « T’inquiète même pas ma gueule », lui répond Dimey, tel un génie sorti de sa lampe.

 

 

Avec l’aide précieuse de Carlo D’Angelo et en partenariat avec la ville de Creutzwald, l’association M.A.M (Make you happy, makes me happy) est aujourd’hui en mesure de vous présenter le battle Art2sick.

 

Ça se passe samedi à la salle Baltus. Ça sera un évènement vrai et authentique. Un évènement à base de danse, d’impro et de musique. Avec de sublimes moments poétiques et magiques. Bref, ramenez-vous avec votre clique, ça s’annonce anthologique !

 

M'hamed : « Être un niveau au-dessus » 

 

 

Pourquoi Art2sick à la place d’ArtisSick ? Parce que déjà niveau style, pour la 2e édition, ça sonnait mieux ! Parce que M’hamed et Mehdi, deux sacrés numéros, aiment aussi les jeux de mots. Pour eux, « l’art, ce n’est pas fou, mais trop fou !!!!!!! » Autrement dit, non pas  « so sick » comme dirait Ne-Yo, mais « too sick !!!!!!! » CQFD.

 

« Le battle ArtisSick, ç’avait été un évènement plutôt mignon. Après, c’était la première édition. Les gens ne connaissaient pas le truc, ils ont découvert le concept mêlant danseurs, musiciens et improvisation. Ils ont trouvé ça cool, original, novateur. Cette année à Creutzwald, il va falloir encore être un niveau au-dessus. Le plus dur, c’est toujours de confirmer ! », confie M’hamed.

 

Samedi à partir de 19h, 13 danseurs de renom - avec des styles (break, newstyle, pop, lock, house, électro) et des personnalités différentes - s’affronteront en 1 vs 1 sur le son d’un musicien, tiré au sort.

 

A chaque tour, un nouveau tirage au sort sera effectué afin de créer de nouveaux binômes (danseur-musicien).

 

Normalement, rien qu’en regardant les vidéos des danseurs retenus, ça devrait vous picoter les yeux !

 

- HUM1/ Alex (The Cage/ Legion X, Bruxelles);


 

- HUM2/ Bats (Electro Street, Paris);

 


- HUM3/ Blondy (Street Impact, Paris, danseur comptant plus de 16 millions de vues sur le web);

 


- HUM4/ Ismael Luca (aka Litchi, ex-Easteam, Homécourt);

 


- HUM5/ John Smith (Total Feeling, Paris);

 


- HUM6/ Juanito (59 Crew / Team Nord/ Locking Fighters, Dunkerque);



- HUM7/ Linda Hayford (Paradox-sal, Rennes);



- HUM8/ Malcom (Serial Stepperz, Paris);



- HUM9/ Mister Keyz (OSK/Vagabond Crew, Toulouse-Paris);



- HUM10/ Peckos (Badgame/ Stoned Life, Montbéliard);

 


- HUM11/ Pepito Fractal (Vagabond Crew , Legion X, Les Barons, Lille);

 


- HUM12/ Sami Setti (Creil);

 

 
- HUM13/ SamSam (Dbz Fam, Avignon).

 

 

Du côté des musiciens, la ‘‘short list’’ se veut aussi alléchante que du Nutella mangé à la petite cuillère. Que du bon son pour vos oreilles ! Il y aura des batteurs (Louis et Maxime), une violoniste (Réjane Parizel), un contrebassiste (Alain Wittische), une vocaliste (Verena), un percussionniste (Mohamed Benchetto), un beatboxeur vraiment phénoménal (CJM’S)... et bien d’autres encore ! Muni de sa guitare électrique, Alban Lo (MTB Crew, Nancy), le vainqueur de la première édition (2013), officiera en tant que juge.

 

 

Hakim Hachouche (Les Virtuoses de l’Instant, Paris),  le danseur-lauréat à Meck-Fa, occupera également cette fonction de juge. « Dude » sera accompagné de Popping Marabout (Creil) et de notre vizir préféré, K-mel (Project X, Luxembourg).

 

1000 euros seront offerts, en guise de prize money, aux deux vainqueurs !

 

Joindre ‘‘sickement’’ l’utile à l’agréable

 

Bon, vous vous doutez bien que la team M.A.M, réputée pour sa jovialité, vous réserve aussi quelques belles surprises le samedi 26 avril à Creutzwald. Des shows, des délires mais aussi des « scapineries » si chères à l’ami Younes Erraji.

 

On récapitule. Venir à l’Art2sick, c’est l’occasion de faire d’un pierre, deux coups. Le but c’est de passer un bon moment (rigoler, s'amuser, partager, kiffer) et, en même temps, de faire un geste humanitaire en faveur des enfants orphelins.

 

Toutes les entrées (5€) seront en effet entièrement reversées à l'association de bienfaisance "Arrayan" située à Taourirt, au Maroc. Où comment joindre ‘‘sickement’’ l’utile à l’agréable !

 

Ismaël Bouchafra-Hennequin

 

Pour en savoir plus :
- La page Facebook de l'évènement (Art2sick)
- Les trailers de l'Art2sick (vidéo 1) (vidéo 2)
- Reportage de CVS Hebdo
du 13.02.2014, la télé locale de Creutzwald, sur le casting de l'Art2sick (vidéo)
- Hip Hop : Un truc de ouf, ce battle ArtisSick ! (article)

- Hip Hop : M.A.M, la happy inauguration (article)

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 18:08

 

Maître Michel Pautot présentation du livre Sports et Nati

 

Le 26 mars dernier,  à l’invitation de Maître Michel Pautot, nous nous sommes rendus à l’hôtel Pullman à Paris pour assister à la présentation de son dernier livre « Sports et Nationalités. Quelle place pour les joueurs étrangers ? » (Ed. L’Harmattan, 2014). Récit d’une belle journée.

 

Paris, mercredi 26 mars, 11h30. On est en train de rejoindre à pied l’hôtel Pullman, situé à quelques encablures de la gare Montparnasse. Soudain, notre téléphone portable vibre. « Peux-tu m’acheter L’Equipe sur le passage ? Je t’attends. Michel ». Ça tombe bien, on l’a déjà dans le sac.

 

On a à peine franchi le tourniquet de l’hôtel, qu'une voix nous interpelle. « Bonjour Ismaël, comment ça va ? » C’est Michel Pautot, en costard et lunettes fumées. On lui tend la main. Il nous tape la bise. Ça doit être ça la chaleur du Sud !

 

Michel nous invite à rejoindre dans le hall son papa Serge, assis sur un canapé. Ils nous présentent à un de leurs amis, Abdelyamine Boudaoud, professeur à l’Université d’Alger, ancien vice-président de l’Assemblée populaire algérienne (APN).

 

Au menu des discussions : les résultats du premier tour des élections municipales en France, la saison médiocre de l’OM ou bien encore Nabil Bentaleb, le jeune milieu franco-algérien des Spurs (19 ans) qui a récemment décidé d’opter pour les Fennecs.

 

12h15. Bon, c’est pas tout mais y commence à se faire faim. On file donc à deux pas de là dans une brasserie appelée ‘‘Le France’’. Michel nous raconte qu’il a effectué le matin même, pas le plus grand des hasards, une interview télévisée avec un journaliste d’Afrique Rédaction. « Je lui ai parlé de Drogba, d’Eto’o… », nous glisse-t-il fièrement.

 

Sur BFM TV, ça parle en boucle du probable remaniement ministériel. Du jeu des chaises musicales qui se prépare en coulisses. Car la France va mal, notamment sur le plan économique.

 

Merci Faouzi !

 

   

Un coup de fil vient interrompre notre conversation. Serge Pautot décroche. C’est la famille du boxeur français Karim Guerfi. Ni une, ni deux, il enfile sa casquette de dirigeant. Il est question du montant de l’enchère pour la défense de sa ceinture EBU des coqs, le 26 avril prochain à Sheffield face au Kazakh Zhanat Zhakiyanov.

 

13h30. Après une salade de fruits « jolie jolie », on regagne l’hôtel Pullman. Direction l’ascenseur pour rejoindre le niveau A où se trouvent les salons du Press Club. Là où va se dérouler la présentation de « Sports et Nationalités », le dernier livre de Maître Michel Pautot. On salue Louisette (sa maman) et Stéphanie (sa cousine). On lui donne un petit coup de main pour installer les chaises, les petits drapeaux, son diapo. L’heure tourne. Le stress monte…

 

14h45, toujours personne. Michel s'inquiète. D'autant que Marika, une cousine de sa mère, a bien failli se pointer à... la FNAC Montparnasse ! Maillot France 98 sur le dos, on décide de descendre dans le hall pour accueillir et diriger les invités. Limite comme un policier qui fait la circulation !

 

15h. Dans le « VIP Club », une bonne quarantaine d'âmes a pris place. Des proches de la famille Pautot, des journalistes, des agents de joueurs, des représentants de fédération. Mais pas l’ami Faouzi Mahjoub, LE spécialiste mondial du football africain, gravement malade, qui ira rejoindre les étoiles seulement quelques jours plus tard.

 

Paris Montparnasse, Méridien Hotel, 24 avril 1989. Conf de  Méridien Hôtel, 24 avril 1989. Me Serge Pautot aux côtés de Me Jacques Bertrand,
Joseph-Antoine Bell et Pape Diouf.  © Onze Mondial

 

Bell et l'affaire des vrais-faux Français


15h15. Serge Pautot prend la parole. Il rappelle qu’il y a près de 25 ans, il avait donné une conférence de presse ici même, à l’hôtel Méridien, en compagnie de Joseph-Antoine Bell et Pape Diouf. Le gardien international camerounais de l’OM, président de l'assocation des footballeurs français d'origine étrangère, avait voulu alerter les pouvoirs publics suite au projet de la Ligue nationale de football (LNF) de limiter chaque club à l’utilisation, dès la saison suivante en D1, à quatre joueurs non-sélectionnables en équipe de France. Naturalisé français, Bell ne pouvait bénéficier des droits qui se rattachent à sa nouvelle nationalité. Dans son club, il était en effet toujours comptabilisé comme un étranger. « A ce moment-là, on avait appelé ces joueurs naturalisés (Bell, Susic, Sène…), les vrais-faux français », se souvient Serge Pautot.

 

15h20. Pour la 11e année consécutive, Michel Pautot présente l'étude Légisport « Sport et Nationalités ». A l’origine de l’arrêt Malaja (2002) taxé de favoriser l’arrivée massive de charters de joueurs polonais en France, l’avocat marseillais a décidé de comptabiliser le nombre d’étrangers dans plusieurs disciplines (foot, rugby, basket, hand, volley). A la fois dans l’Hexagone et dans les principaux championnats du Vieux Continent.

 

« Notre étude se veut un outil de réflexion, une unité de mesure des flux migratoires qui sont de plus en plus nombreux dans le sport professionnel », précise-t-il.

 

Après un bref rappel de l’arrêt Bosman et ses prolongements (Malaja, Cotonou) qui ont totalement bouleversé la donne du sport spectacle, on entre dans le vif du sujet. Michel Pautot nous balance des chiffres, des dizaines de chiffres !

 

Etude Légisport Sports et Nationalités 2014 Michel PautotEn 2013-2014, parmi les championnats français, la Ligue A Féminine de volley
est le seul à dépasser la barre des 50% d'étrangers.

 

Tout d’abord, le pourcentage d’étrangers dans les différents championnats français pour la saison 2013-2014. Tous en hausse par rapport à la saison passée, à l’exception du basket féminin et masculin. Le pompon pourrait être décerné à l'équipe de volley-ball féminin de Terville-Florange (TFOC) qui totalise 80 % d'étrangères dans son effectif. Les petites protégées de Pompiliu Dascalu finissent juste devant le Racing Club de Cannes (76,47%) de la belle Victoria Ravva, club le plus titré, tous sports confondus, de l'Hexagone.  

 

Puis, le pourcentage d’étrangers dans les équipes ayant disputé les finales des Coupes européennes (Champions League, Euroleague, Heineken Cup). 53,85% pour le Bayern Munich de Franck Ribéry et Arjen Robben, 63,63% pour l'UMMC Ekaterinburg de Sandrine Gruda et Candace Parker ou encore 68,18% pour le RC Toulon de Jonny Wilkinson et Delon Armitage. Qu’il semble loin le temps où le Celtic Glasgow avait remporté la Coupe des clubs champions de l'UEFA en 1967 avec une équipe composée à 100% de joueurs écossais !

 

Abdelyamine Boudaoud et Maître Michel Pautot cadeau

A l'issue de la présentation, Abdelyamine Boudaoud a offert un cadeau à Me Pautot.


Citoyens du sport

 

16h, Michel Pautot achève sa présentation : « En conclusion, je dirai que la présence des joueurs ou des joueuses étrangères est une réalité bien établie. Des clubs sont des véritables mosaïques de nationalités (Liverpool et l’Inter Milan en football ou bien encore le club azéri du Rabitu Baku, finaliste de la Champions League de volley féminin en 2013). Même si, bien sûr, certaines équipes continuent de jouer avec peu d’étrangers : le FC Porto a remporté la Champions League en 2004 avec 28,58% de joueurs étrangers, un club allemand en football féminin (le FCC Turbine Potsdam) a disputé la finale de la Champions League en 2011  sans aucune joueuse étrangère ».

 

Avant d’ajouter : « Certains pensent que la liberté de circulation ou la mondialisation est un rouleau compresseur qui écrase tout sur son passage. Moi, je ne partage pas du tout cet avis. Je pense que c’est plutôt une chance pour les sportifs (…) Au même titre que nous sommes des citoyens du monde, je dirai qu’il y a aujourd’hui des citoyens du sport ! »

Ismaël Bouchafra-Hennequin

 

Pour en savoir plus :
-
Retrouvez l'étude complète dans le livre de Michel Pautot « Sports et Nationalités. Quelle place pour les joueurs étrangers ? » (Ed. L’Harmattan, 2014, 25,65€. (Amazon) (Fnac)

- Centre Presse : Pour la libre circulation sportive (interview)
- 26 mars 2014 à Paris : Présentation du livre "Sports et Nationalités
(article)  

- Interview de Michel Pautot accordée à La Voix des Sports (pdf)

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 14:26

 

 

Le 16 février dernier, sur les conseils de M’hamed, on avait gelé notre dimanche pour assister au battle électro/ hip-hop Freeeeze#3 à Montigny-lès-Metz. On a bien fait. On vous raconte pourquoi.

 

« Dis papa, y ouvre quand ? » Devant l’entrée du centre culturel Marc-Sangnier, Even (7 ans et demi), originaire de Bazoncourt, s’impatiente. Depuis la rentrée, il s’est mis à la danse hip-hop. Avec M’hamed (M.A.M), pas très loin de chez lui, à Jury. Il a notamment appris à faire la vague. Un bon début !

 

Montigny-lès-Metz, 14h30. Les yeux du petit s’illuminent. « Ça y est, ça ouvre ! », s’écrie-t-il. Un « B » comme Boumchaka tamponné sur la main plus tard, les voilà qui prennent place dans la salle.

 

De notre côté, on croise le Fameckois Lyes Nekkach. Vu sa touffe de cheveux, on dirait que son coiffeur est en prison ! Mais bon, Zbecks est sympa. Il nous emmène dans les backstages de l’évènement. En salle d’échauffement, située au sous-sol. Là où les danseurs se retrouvent, s’étirent, se concentrent. Là où l’on découvre pour la première fois ‘‘en vrai’’ de l’électro. En regardant faire, devant le miroir, Fiasco, Bats et Taylor, les cadors parisiens de la discipline.

 

Apparu dans la capitale au milieu des années 2000, le mouvement électro a bien grandi. « Désormais, chaque week-end, il y a un battle électro dans le monde », assure Adrien Sissoko aka Fiasco, l’un des pionniers de cette danse. Une danse « made in France » caractérisée par une gestuelle des bras supersonique et encore trop souvent appelée « tecktonik », le nom d’une marque !

 

15h20, le rideau s’ouvre. Positionné dans le coin droit, Hamza aka DJ Zoum envoie le bouzin (Shash’U, « Respect à g »). Les speakers M’hamed et Mehdi (M.A.M, Metz) débarquent sur scène. Font les pitres, comme d’hab’. Après leur légendaire mime du poisson, une variante du loup glacé et des blagues, place au battle Freeeeze !

 

Taylor Kastle (Electro Street, Paris), battle électro hip

  Taylor Kastle, danseur électro, définit son style comme « un mélange de nonchalance et de subtilité ».

 

Et on commence par une exclusivité ! Pour la première fois dans la région, on va assister à de l’électro.  « Préparez vos yeux ! », prévient Mehdi. Les juges (Salim Abidi, Mr Valentin et Fiasco) prennent place sur un canapé. D’emblée, sur scène, entre Ablaye (Amnésia) et Saku (Iron click), ça se kicke, ça se fighte, ça se saigne, ça se donne à fond ! Car, même si bien souvent il y a un 2e passage pour le kiff, seul leur premier jet est comptabilisé.

 

Direct, on est choqué, impressionné par l’énergie et la vitesse d’exécution de ces mecs-là. Ce sont des chewing-gums vivants, des élastiques ambulants, toujours en mouvement ! Si, par malheur, on fait un jour ça avec nos vieilles articulations, y’a fort à parier qu’on finira à l’hôpital !

 

« Le bpm* de la musique électro est super rapide. Du coup, ça demande un investissement total de la part du danseur. En fait, c’est comme si son corps produisait, à intervalles réguliers, des électrochocs. Bref, le gars, on doit le voir ‘‘pulser’’ », explique Fiasco, 24 ans, champion du monde avec son crew (Electro Street, Paris) en 2011.

 

Candy Man vs Joker Freeeeze 3 Montigny les Metz 2014La demi-finale de newstyle entre Joker vs Candy Man. Forcément sucrée !

 

15h50, on passe au breakdance. Autrement dit, aux frotteurs de sol, aux techniciens de surface ! Face à Azbro (Boulay), Ismaël (Footzbeul, Reims), t-shirt n°99 sur le dos, n’a pas besoin de médicament pour s’en sortir. Il a juste besoin d’un placebo : le séduisant remix de « Fever » de Peggy Lee fera l’affaire ! Isma se met ainsi à chanter lors de son top rock. Un pari osé mais qui s’avère payant ! Bien qu’éliminé au premier tour par Joker (Yudat, Paris), la danse newstyle de Lyes (Strasbourg), elle, est en constante progression. « T’as pris du niveau McDo ! », glissera Mehdi, au micro. A surveiller, ce petit !

 

16h30. Durant la pause, on surprend l’un des juges, Mr Valentin (Vagabond Crew, Lyon), en train de donner un cours "mucha caliente" de salsa à Aurélie Anastas (MJC Haut du Lièvre, Nancy). Salim Abidi, lui, en profite pour s’enfiler un sandwich. On lui demande ses impressions. « Pour l’instant, c’est mignon ! ».

 

16h48, après le show des Zup City Breakers, la compète reprend de plus belle. « Est-ce que t’entends ? », répète une voix féminine dans la sono. Battu par Joker, Candy Man (Badness Crew/ Ruban Rouge, Paris) s’arrête en demi. Mais conserve son inaltérable sourire. Nuff respect !

 

17h42, battle freeze oblige, on a droit à un concours de freezes… cette posture statique, renversée (tête orientée vers le sol) ou le b-boy reste « glacé » au moins trois secondes dans sa position. A l’instar d’Isayah, Yassine et ses yeux à la Pepito (5 ans) fait plus des fraises que des freezes. Mais qu'importe, ça suffit pour remporter la mise !

 

Taylor Kastle et Bats (Electro Street, Paris), finale batt

  Taylor Kastle vs Bats, une finale entre amis.

 

18h28. Avant les finales, le public, plongé dans un état léthargique, est prié de se réveiller. Taylor Kastle (18 ans) et Bats (22 ans), les deux inséparables amis de Montfermeil, se font désormais face. DJ Zoum envoie un remix d’All Here Now de David Garcia. C’est parti pour l’électro !

 

V’là l’énergie, les angles et les directions qu’arrivent à trouver avec leurs longs bras ces deux grandes tiges blacks. Ils balancent des moves décoiffants (hair cut, rolling, pointing, rotor, caps, butterfly, sunshine...) ! « Comment c’est possible ce qui se passe dans votre corps ? On va vous faire passer une radio ! », s’exclame Mehdi, choqué par la puissance, le niveau et l’engagement de ces ‘‘flex’’ danseurs, limite contorsionnistes.

 

L’élève peut-il dépasser le maître ? C’est la question qui est sur toutes les lèvres avant la finale de break entre Baghdad et Ismaël (Footzbeul, Reims). « C’est hella de les retrouver tous les deux à ce stade-là ! Que le meilleur gagne ! », nous souffle le Réunionnais Hugo Leonette. L’explication a notamment lieu sur de la musique populaire brésilienne (MPB). Plus précisément sur un remix de Baú de la délicieuse Vanessa Da Mata. Está bom !

 

 « Allo ?… Allo ?…Allo ?... Allo ?... » C’est sur cet beat de dingue signé Missiek que s’affrontent Quentin et Joker (Yudat, Paris) en finale de newstyle. « Pani Pwoblem » pour le Martiniquais qui s’élance en premier. Casquette à l’envers sur la tête, Joker se charge de la réponse. Une réponse à base d’isolations. Y’a du groove, du flow, de la technique… et son côté « smooth » (fluidité, propreté…) est vraiment remarquable. Ce qui conduira les speakers à le rebaptiser « Mr. Propre » !

 

Joker (Yudat, Paris) Taylor (Electro Street, Paris) et Isma

Joker, Taylor Kastle et Ismaël, les 3 vainqueurs du jour © Boumchaka

 

18h55, Raphaëlle Steffens, la présidente de l’association Boumchaka, débarque sur scène avec les chèques en main. Va pour les délibérations. « Judges, 1, 2… Freeeeze ! » Tour à tour, Taylor, Ismaël et Joker sont déclarés vainqueurs dans leur discipline respective (électro, break et hip-hop). Ils repartiront chacun avec 300 euros en poche. Mais pour l’heure, place à l’after !

 

Ismaël Bouchafra-Hennequin

 

* bpm : beats per minute (battements par minute).

 

 


Freeeeze#3 : Battle électro/hip-hop, les résultats

 

Battle electro hip-hop Freeeeze ! #3 16 février 2014 Monti

 

 

Le palmarès du battle électro/ hip-hop Freeeeze#3 !

- Finale électro, 1 vs 1 : Taylor Kastle (Electro Street, Paris) bat Bats (Electro Street, Paris ).
- Finale breakdance, 1 vs 1 : Ismaël Taggae (Footzbeul, Reims )  bat Baghdad, (Footzbeul, Reims).
- Finale newstyle, 1 vs 1 : Joker (Yudat/ C-Pef Krew', Paris) bat Quentin (Yudat, Paris).

 

Gros big up aux danseurs, notamment aux 6 p'tits gars venus de Paris qui nous ont fait découvrir l'électro : Ablaye (Amnésia), Bats (Electro Street), Loup (Amnésia), Saku (Iron click), Taylor (Electro Street) et Tom (Amnésia).


Crédits photos : © Eric Thomas (Boumchaka).

 

Pour en savoir plus :
- L’album photo du battle électro/hip-hop Freeeeze
#3
- La page Facebook de l'évènement
- Vidéos : Taylor vs Loup (1/4 de finale électro), Ablaye vs Loup (repêchage après les 1/4 de finale électro), Yassine (Stand up Crew, Strasbourg) vs Bryce (Silent School, Château-Thierry) (1/4 de finale newstyle).

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