
Le 19 juillet dernier, la Fédération qatarie de football a organisé une journée de détection dans l'Essonne. A terme, l'objectif est de naturaliser des jeunes joueurs prometteurs marginalisés sur le Vieux Continent, explique le journal L'Equipe.
Hassan Harmattalah, le directeur national de la Qatar Football Association (QFA), s'est rendu à Yerre, dans la banlieue parisienne, pour recruter secrètement des apprentis footballeurs nés entre 1989 et 1991. Une quarantaine de postulants étaient donc sur le terrain municipal pour disputer un match de trois fois trente minutes. Lors de cette rencontre, les dirigeants du petit émirat du golfe Persique tentaient d'évaluer le potentiel de chaque joueur. Les meilleurs éléments seront prochainement recontactés et auront peut-être la chance d'être naturalisés. Récupérer ces jeunes laissés-pour-compte et faire d'eux des nationaux tel serait l'un des buts prioritaires de la QFA.
Les motivations
Pourquoi ? « Les clubs qatariens n'ont plus le droit qu'à trois étrangers au lieu de six », élude Michel Boli, agent de joueurs. En effet, la Q-League vient de rabaisser le quota d'étrangers. Dans un premier temps, la naturalisation devient donc une alternative intéressante pour contourner le règlement en vigueur et relever le niveau du championnat local. Dans un second, elle devrait permettre aux joueurs les plus talentueux d'intégrer la sélection nationale qatarie. Depuis quelques temps, les cheikhs misent abondamment sur le sport qui est un élément de visibilité et de prestige à l'échelle planétaire. N'oublions pas que le Qatar accueille ainsi chaque année, d'innombrables compétitions sportives internationales et s'est également porté candidat à l'organisation de la Coupe du monde 2018 ou à défaut de l'édition 2022.