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24 mai 2021 1 24 /05 /mai /2021 08:27
Le vainqueur du «Championfish», Alfa, posant aux côtés d'Alicia (finaliste), des juges et de DJ Zeny. (Photo : Black Magic Tea)

Le vainqueur du «Championfish», Alfa, posant aux côtés d'Alicia (finaliste), des juges et de DJ Zeny. (Photo : Black Magic Tea)

Samedi, aux Rotondes de Luxembourg, l’ASBL Knowedge a organisé son battle de danse hip-hop («The Championfish»). Une édition particulière, 100 % local, à cause de ce maudit Covid-19... mais après un an d'arrêt, il était temps de redémarrer la machine !

«Organiser un battle avec des danseurs français, belges ou allemands et avec des présélections, c’était trop compliqué à mettre en place à cause des restrictions sanitaires. Du coup, cette fois-ci, on a décidé de travailler sur du produit halal… euh local !», se marre Rémi Yin, membre du conseil d’administration de l’ASBL Knowedge, assoce créée en 2019 en charge de promouvoir la culture urbaine au Luxembourg.

Ce samedi, à la suite d'un accident survenu à hauteur de la frontière entre la Moselle et le Luxembourg, on arrive à la bourre (15h45) devant la grande salle des Rotondes. À l'entrée, on échange 2-3 mots avec b-boy Nouré (Fatal Fury) puis on checke l'ami Franklin aka «The Wolf», qui tient à nous rassurer d'emblée : «T'inquiète pas Isma, t'es dans les temps, on va commencer...» Ouf, par chance, on a rien loupé ! On file donc s'installer masqué à notre place réservée que nous indique gentiment l'hôtesse.

«Allôôô !!! Est-ce que ça vaaa ? Si oui, dites saluuut !!! Beng, beng, beng... C'est pas tout, mais j'attends mes soldats !» Yanick, le speaker de l'évènement, présente tour à tour au micro les 16 danseurs «locaux» qui ont été retenus pour participer à ce battle spécial rebaptisé pour l'occasion «The Championfish» (NDLR : en lieu et place du «On S'en Fish», compétition internationale de danse complètement «barrée», qui reviendra dès l'année prochaine).

Aux platines avec DJ Zeny, Rémi le «ninja-magicien» s'est défoncé graphiquement pour proposer des 1 vs 1 à l'écran façon Street Fighter. «Hadouken

15h54, plus de temps à perdre, le 1er battle commence. Le gagnant continue l'aventure, le perdant lui est éliminé de la compète. Les deux premiers danseurs opposés (Nordine et Manu) ont chacun un passage de 1 minute pour convaincre. Libres à eux de breaker, de faire du new style, du pop, du lock, du waack, de la house... Et le premier son (We Out Here de Villain Park) donne direct le ton. Il y a là des danseurs bien connus, old school, comme par exemple Nina, et des danseurs en herbe qu'on prend ici plaisir à découvrir.

Lors de ce 1er tour, une danseuse, inconnue de nos radars, au sourire ravageur, attire ainsi notre attention : grande, longiligne, les cheveux longs, avec un t-shirt noir et blanc. Elle s'appelle Alicia Cano Smit, est espagnole, vit avec son copain au Grand-Duché depuis maintenant 5 ans et travaille dans le secteur de la finance. Sur le dancefloor, son flow est vraiment intéressant, et sur une reprise de son (sur Fizzo Got Flow de B2K), elle fait littéralement chavirer de joie le public. Voilààà, c'est pour ça qu'on est là, vibrer, crier, sauter, ressentir de bonnes vibes !

16h25, on enchaîne avec le 2e tour – on passe à 2 passages chacun désormais – et notamment un battle saupoudré de dancehall (sur Ghetto Red Hot de Super Cat) entre Pokemon et Alfa. C'est là qu'on se dit qu'il faudra compter sur ce dernier, un Cap-Verdien des Blackpows (Anderson)... À suivre !

Alors qu'on a été privé de sons hip-hop qui tabassent depuis 1 an, on en profite pour réhabituer nos oreilles aux galettes musicales : 650 CC d'Ivy Lab, Insomniac Dreaming d'A.Dd+, X raisons du Saïan Supa Crew, Hip Hop Hooray de Naughty by Nature... DJ Zeny, lui, comme possédé, ne peut s'empêcher de pousser par moments ses petits cris chelous ou de balancer son désormais célèbre «Ah ouaiiis !!!».

17h30, avant que le battle reprenne, on assiste au show plutôt sympa des danseuses (bon, O. K., il y avait aussi un garçon !) de Marc Folschette, qui a créé son école de danse au Luxembourg (Art in Motion). On reconnaît sa patte avec des chorés toujours léchées et toujours une petite touche «so sweet» (Damage d'H.E.R). Invité un peu plus tard sur scène, il ne voudra prendre la parole. Pas le genre de la maison, de vouloir se mettre en avant. Mais Marc est un mec de l'ombre, discret, passionné, un formateur connu et reconnu au Grand-Duché qui pas plus tard que mercredi et jeudi avait encore participé à la dixième édition du «Hip Hop Marathon» aux Rotondes.

Reprenons le fil. En demi-finale, le «battle énervé» entre Nordine et Alfa, qui était également une vraie opposition de styles, entre un b-boy et un danseur debout, était plaisant à voir et tourne à l'avantage du second.

[Hip-hop] «Championfish» aux Rotondes de Luxembourg : plutôt mignon ce battle «local» !

La prestation des juges largement validée !

Mais bon, qu'on ne s'y trompe pas : pour nous, le grand moment de danse de ce «Championfish» fut à n'en pas douter la démo des juges. Le Français du 91 Spider (Legion X), l'Allemand d'Essen B Smart et le house danceur luxembourgeois Franklin aka «The Wolf» ont régalé l'assistance. D'abord, en solo. Ensuite, ensemble, en impro. Chacun dans leur style bien sûr, mais toujours en mêlant avec brio technique et fluidité, aisance et subtilité... C'était vraiment bon, ça, sexy chocolat... on valide fort ! Sevré d'events depuis 1 an, Franklin, qui évoluait à domicile et qui faisait au départ mine d'être rouillé, n'a finalement pas boudé son plaisir et ne voulait limite plus quitter la piste... Normal, en même temps, pour ce clubbeur-kiffeur aux pas chaloupés qui espère bien pouvoir participer de nouveau cette année au prestigieux House Dance Forever à Amsterdam !

Compliqué comme dirait Dadju de passer après ce trio, tant le niveau était chaud... 18h12, la finale oppose deux danseurs debout, Alfa et Alicia. Ils ont 3 passages de 1 minute chacun pour s'expliquer, «se buter», autrement dit faire pencher la balance de leur côté. À l'issue des délibérations, Alfa sera désigné vainqueur du «Championfish», mais c'était, de l'aveu des juges, très serré. La décision se serait jouée dans un mouchoir de poche.

Mais comme l'a rappelé justement Franklin au micro, l'important aujourd'hui était ailleurs : «Malgré l'incertitude qui pesait sur sa tenue, le but était de maintenir coûte que coûte un petit quelque chose, un évènement de danse, malgré le Covid, malgré le prudent déconfinement au Luxembourg. Qu'on ait le plaisir de se retrouver, de partager un moment, des émotions, car c'est ce qui fait le sel de la vie. Montrer aussi que la culture hip-hop existe toujours, est plus que jamais vivante au Grand-Duché. J'espère que ça vous a plu (NDLR : l'event a affiché complet avec 100 spectateurs présents) et restez connectés, parlez-en autour de vous, suivez l'actu de l'ASBL Knowedge sur les réseaux (Facebook, Instagram), car il y a des choses sympas qui arrivent !» Notamment le projet de création mettant à l'honneur la street dance pour Esch 2022, capitale européenne de la culture... On en salive d'avance !

Ismaël Bouchafra-Hennequin

Alfa immortalisant sa précieuse victoire avec ses gars. (Photo : Natacha Nunes)

«The Championfish», aux Rotondes de Luxembourg, le 22 mai 2021.

- Finale (prize money pour le vainqueur : 150 euros + un bon d'achat de 100 euros au Rebounce Shop)
Alfa bat Alicia

- Demi-finales
Alfa bat Nordine
Alicia bat Ghost

- 2e tour
Nordine bat Nina
Alfa bat  Pokemon
Alicia bat Gio
Ghost bat Roanito

- 1er tour
Nordine bat Manu
Nina bat Alyssa
Alfa bat Nebur
Pokemon bat Nebur
Alicia bat Gao
Gio bat Rony
Ghost bat Oussy
Roanito bat Natacha

[Hip-hop] «Championfish» aux Rotondes de Luxembourg : plutôt mignon ce battle «local» !
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6 avril 2021 2 06 /04 /avril /2021 08:02
Wanders a déjà «liévré» Kipchoge. Il rêve désormais de marcher dans ses pas sur marathon. (Photo : Ineos 1:59 Challenge)

Wanders a déjà «liévré» Kipchoge. Il rêve désormais de marcher dans ses pas sur marathon. (Photo : Ineos 1:59 Challenge)

Lundi, lors d'un live Instagram avec Run'IX, le coureur suisse (25 ans), recordman d’Europe du 10 km (27’13″) et du semi-marathon (59’13″), a confié qu'il effectuerait probablement son baptême du feu sur la distance reine (42,195 km) à la fin de l'année 2021.

La question des débuts de Julien Wanders sur marathon revenait régulièrement dans les discussions. Alimentait les fantasmes, les spéculations. Jusqu'ici, le «Kényan blanc» bottait en touche avec le sourire et réclamait un peu de patience.

Alors qu'il a quitté Nike (son équipementier depuis 2015 – et par conséquent, la fameuse NN Running Team) et que son arrivée chez la marque nippone Asics a été officialisée mercredi, le Suisse a ainsi participé en ce lundi de Pâques à un live Instagram avec Run'IX à l'occasion de la sortie de la MetaSpeed Sky. Et Romain, un fan, n'a pas manqué de poser la fameuse question. Eh bien, il faut croire que c'était le bon moment.

«Je pense que je peux enfin vous répondre que j'aimerais débuter sur marathon en fin d'année, a lâché Julien Wanders. Si tout va bien, vous me verrez sur un marathon en novembre ou décembre, donc après les JO.» Tout de suite, le réputé marathon de Valence (Espagne), prévu le 5 décembre 2021, nous vient à l'esprit. Son partenaire d'entraînement Lawrence Cherono y avait terminé 2e l'an passé (en 2 h 03’04’’). Et lors des séances, il revenait souvent à nos oreilles qu'il mettait des «boîtes» à son ami Amanal Petros (PB en 2 h 07'18")...

Pour autant, peut-on envisager qu'il batte le record d'Europe de la spécialité (2 h 04' 16") dès sa première sortie ? «Pour commencer, ça serait beau !, sourit Julien Wanders. Après, il ne faut pas trop parler. Moi, je n'ai jamais fait de marathon. J'ai beau être très bon sur 10 kil et semi, tout le monde me dit que le marathon, c'est une autre distance. Donc même si je me sens très bien sur les longues distances à l'entraînement, je ne peux rien affirmer maintenant. Évidemment que j'ai pour but de devenir l'un des meilleurs marathoniens au monde. Et on verra ça après mon 1er marathon...»

Pour le moment, le Suisse a le regard tourné vers les JO de Tokyo et le 10 000 m. Voire peut-être aussi le 5 000 m, s'il choisit de doubler...

Ismaël Bouchafra-Hennequin

 

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3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 15:41
Julien Wanders, peaufinant son échauffement juste avant la course, devant Marco Jäger, son coach de l'époque. Prochaine édition de la Course de l'Escalade, la 43e du nom, les 4 et 5 décembre 2021 ! (Photo : © Winforce)

Julien Wanders, peaufinant son échauffement juste avant la course, devant Marco Jäger, son coach de l'époque. Prochaine édition de la Course de l'Escalade, la 43e du nom, les 4 et 5 décembre 2021 ! (Photo : © Winforce)

Il y a un an, le 1er décembre 2019, une semaine avant de participer à l'Euro de cross à Lisbonne, le coureur suisse, recordman d’Europe du 10 km (27’13″) et du semi-marathon (59’13″), s'était imposé avec autorité à domicile, remportant pour la 3e année consécutive sa course fétiche. Flash-back.

«La tactique, dimanche ? Ben, c'est simple... C'est de mettre une bonne grosse mine !!!», nous avait confié en amont Julien Wanders, en se marrant. Coup de bluff, info ou intox ? Allait-il réellement mettre sa menace à exécution ? On allait rapidement être fixé.

Dimanche, 15h14, temps pluvieux dans la Cité de Calvin. À une minute du départ, on sent l'excitation et la nervosité gagner les principaux concurrents de l'élite. Ça frotte, ça se bouscule, ça se chamaille pour occuper les positions préférentielles. Au centre, sur la première ligne, Julien Wanders, bonnet sur le crâne, manchons ocre et blanc aux bras, est hyper-concentré. On le voit à ses yeux rivés sur le starter. Mais aussi à cette attitude légèrement penchée en avant, les jambes fléchies, prêt à jaillir dès le coup de canon.

Pour ne pas se faire surprendre – et donc éviter toute chute malencontreuse – il a pris ses aises, autrement dit sorti les épaules et les coudes, histoire de repousser ses adversaires directs (Yoann Kowal à sa gauche, Bernard De Matheka à sa droite) lors des premières foulées.

Conformément à ce qu'il nous avait dit, le «Kényan blanc» part à bloc. Il dynamite la course d'entrée de jeu. Une de ses marques de fabrique. Derrière ça grimace sec, le peloton explose, vole pour ainsi dire en éclats.

«Mister T.», un grand nom de la piste à son tableau de chasse

Au bout de 3 minutes de course, ils ne sont déjà plus que 2 à pouvoir le suivre : l'un des membres de sa Team (Boniface Kibiwott) – choisi par Wanders après qu’il ait gagné un test sur 10 km à Iten (2 400 m d’altitude) en 28’49''– et l'invité de dernière minute, l'Éthiopien barbu Telahun Bekele (meilleur performeur mondial 2019 sur 5 000 m, 12'52'', aka «Mister T.» ou Clubber Lang dans cet épisode), qui s'entraîne excusez du peu avec ses cadors de compatriotes Muktar Edris et Selemon Barega, à Sendafa, une ville située à 40 km d'Addis-Abeba.

Toujours est-il qu'aujourd'hui les jambes du Suisse tournent comme une hélice... Julien Wanders semble dans un grand jour, déchaîné, métamorphosé. Et ça fait clairement plaisir à voir, alors qu'il avait traversé il y a quelques semaines les Mondiaux sur piste à Doha comme une âme en peine.

«Le chouchou du Stade Genève» se retourne à plusieurs reprises, mais personne ne relaie. Sur la place du Bourg-du-Four, il entend les premières clameurs du public. L'instant choisi par Telahun Bekele, le seul à encore se trouver dans sa foulée, sur ses talons, pour passer pour la première fois devant et montrer qu'il ne compte pas se laisser faire. La guerre physique, psychologique entre les deux hommes peut commencer.

À l'issue du premier tour, au bout de la ligne droite du parc des Bastions, Julien Wanders jette délicatement son bonnet au sol. Sans doute porté par la foule, il repasse devant et en remet une couche, durcit le train. Le chrono s'affole : 6'42''9, soit cinq secondes plus vite que l'année dernière (6'47''6), là où il avait établi le record de l'épreuve (20'46''00). Le bougre relance à l'endroit qu'il affectionne : la rue Saint-Léger, puis la longue montée sur la rue Étienne-Dumont.

Peu avant la mi-course, «Rocky» Wanders crée une petite différence sur «Mister T.». On sent alors que, moralement, «Jul», ça le booste grave. Il relance comme un malade à chaque virage, en haut de chaque côte. En descente, sur la place du Bourg-du-Four, en plein effort, on le voit tirer succinctement la langue, relâcher l'espace d'un court instant ses bras. En effet, on a beau s'emballer, il ne compte que 7 secondes d'avance (13'49'' contre 13'56'') sur Telahun Bekele après le deuxième tour.

Julien Wanders : «Je me suis arraché la gueule !»

Même si l'Éthiopien, 4e des derniers Mondiaux sur 5 000 m, semble le moral dans les chaussettes, surpris par la tournure des évènements et jette régulièrement un coup d’œil à sa montre, le Suisse ne doit pas relâcher son étreinte. Telahun Bekele l'a en point de mire. Wanders doit garder le rythme, continuer à faire la course seul en tête sur ce parcours varié – qui alterne entre montées, plats et descentes – et qui fait 3 tours. On le voit à son rictus, c'est dur, ça fait mal, l'effort est d'une violence inouïe. «Je suis parti très vite. Au bout du 1er tour, j'étais un peu cuit, mais je me suis arraché la gueule !», avouera après coup Julien Wanders, au micro d'ATHLE.ch.

Quand on le voit une énième fois relancer, incroyablement fluide et placé dans le tape-cul de la rue de la Pélisserie, on se dit que plus rien aujourd'hui ne peut lui arriver. Il peut s'envoler vers la victoire et franchir la ligne, dans le parc des Bastions, en vainqueur, avec un nouveau record à la clé (20'39"4, soit 2’47"/km de moyenne). À l'arrivée, le peuple genevois et en premier lieu sa famille – notamment sa copine, Kolly, et sa sœur Cécile, tout sourire – peuvent exulter.

Car Julien, à l'attaque dès les premiers hectomètres, a pris, comme souvent, son destin en main. L'a emporté pour la 3e fois d'affilée à l'Escalade de Genève, et ce avec autorité, devant «un cador de la piste». Et n'a pas manqué ensuite de faire «une petite dédicace» à l'Ougandais Joshua Cheptegei, qui le matin même, venait de réaliser à Valence (Espagne) le record du monde du 10 km (26'38''*). Terriblement inspirant... et sûrement de quoi lui donner des idées pour la suite ! L'Euro de cross, dans les labours portugais, se profile dès dimanche à l'horizon...

Ismaël Bouchafra-Hennequin

* Le 12 janvier 2020, à Valence, alors que Julien Wanders améliorait son record d'Europe du 10 km (27'13''), le Kényan Rhonex Kipruto établissait un nouveau record du monde du 10 km (26'24''). 

Pour en savoir plus :
- Le classement complet de la 42e édition de l'Escalade de Genève (2019) (ici)
- Revoir la Course de l'Escalade :  (2017 : course hommes, résumé hommes), (2018 : course hommes, course femmes), 2019 : course hommes : lien 1 ou 2, course femmes : lien 1 ou 2).
- Le site de la Course de l'Escalade (ici)

- Le week-end des 19 et 20 décembre 2020, participez au #Corona10K, une course virtuelle organisée par RUN'IX. Inscription (5 euros) sur www.run-ix.com/course-connectee/. 100 % des bénéfices reversés à Simba for Kids ! De nombreux lots sont à gagner !

🚨 OFFICIEL ! RUN’IX lance le #Corona10K : un 10 kilomètres connectés solidaire au profit de l’association Simba for...

Publiée par RUN'IX sur Dimanche 29 novembre 2020

Le témoignage très touchant de son ami Julien Lyon (Simba for Kids), dont Julien Wanders est le parrain de l'association :

Et perso, on se réjouit également d'avance d'assister à ce duel Wanders-Gressier et à ce 10 km de dingue (qui accueillera 10 000 coureurs dès sa première édition) le 3 octobre 2021 à Genève ! (© The Giants Geneva)

Et perso, on se réjouit également d'avance d'assister à ce duel Wanders-Gressier et à ce 10 km de dingue (qui accueillera 10 000 coureurs dès sa première édition) le 3 octobre 2021 à Genève ! (© The Giants Geneva)

Plus d'infos :

- Page Facebook The Giants Geneva
- Site web The Giants Geneva

 

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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 18:59

Ce vendredi, ING Luxembourg et l’organisateur Step by Step ont «annoncé le renouvellement du contrat pour les cinq prochaines années», soit jusqu’en 2025.

« Le contrat actuel avec l’organisateur partenaire Step by Step touchant à sa fin, ING est fière d’annoncer la reconduction du projet avec ce dernier pour cinq années supplémentaires », indique la banque néerlandaise dans un communiqué.

Avant d’ajouter : «ING a cru au marathon dès le début (NDLR : 2006) et est heureuse de continuer cette belle aventure avec ses partenaires de longue date, Step By Step et la Ville de Luxembourg, ainsi que tous les autres sponsors.»

À l’image de l’historique Schueberfouer, le marathon est devenu un vrai rendez-vous annuel, incontournable, profondément ancré dans la vie locale du Grand-Duché. Il n’y qu’à voir l’ambiance festive dans les rues de la capitale ce jour-là pour s’en convaincre.

Alors qu’elle devait se tenir ce samedi 23 mai, la 15e édition de l’ING Night Marathon a été annulée le 23 mars dernier (pile 2 mois avant l’évènement) en raison de la crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus.

Pour l’heure, consolons-nous comme on peut. La date de l’ING Night Marathon,  l’année prochaine, a déjà été dévoilée par les organisateurs : ce sera le 15 mai 2021 ! Et on a déjà hâte d’y être… à l’ING !

Et si ce diable de John Komen (42 ans), triple vainqueur de l’épreuve (2015, 2016, 2019), pointait à nouveau le bout de son nez au Grand-Duché ?

Le bougre est chaud bouillant, il a encore remporté l’exigeant marathon d’Athènes en novembre dernier en 2h16’34.

I. B.-H.

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4 janvier 2020 6 04 /01 /janvier /2020 10:04
Considéré comme un grand frère, Bob Tahri était très apprécié du vestiaire monégasque. Il avait fortement contribué à vider l'infirmerie. Le Messin avait même assuré l'intérim lors de l'entraînement du 29 décembre dernier.

Considéré comme un grand frère, Bob Tahri était très apprécié du vestiaire monégasque. Il avait fortement contribué à vider l'infirmerie. Le Messin avait même assuré l'intérim lors de l'entraînement du 29 décembre dernier.

Avec le limogeage à Monaco de Leonardo Jardim et de ses adjoints (Nelson Caldeira, Antonio Vieira et José Barros), le futur de Bob Tahri s’annonçait «  très incertain », dixit l'AFP. Pour L'Équipe du 31 décembre, il est désormais « voué à partir ».

L'arrivée du technicien espagnol Robert Moreno sur le Rocher, choix fort du vice-président de l'AS Monaco Oleg Petrov, avec son staff (5 Ibériques) – notamment le préparateur physique Juanjo del Ojo – pousse Bob Tahri vers la sortie. Comme du reste l'entraîneur des gardiens André Amitrano (62 ans) qui se dirige, lui, vers une retraite anticipée de 6 mois.

« Le staff dont dispose Robert a les ressources nécessaires dans le domaine où évoluait Bob, donc on s'attend à ce qu'il quitte le club », a expliqué lundi Oleg Petrov en conférence de presse.

Bouabdellah Tahri (41 ans), ancien recordman d'Europe du 3 000 m steeple, médaillé de bronze des Mondiaux de Berlin en 2009 et consultant de la chaîne L'Équipe, avait intégré l'AS Monaco le 13 décembre 2018 en tant que « chargé de la performance, réathlétisation et préparation mentale de l'équipe professionnelle » et avait « pris une grande importance dans la préparation physique depuis cet été », selon le quotidien sportif français.

Alors que le mercato hivernal a ouvert ses portes le 1er janvier, l'opération dégraissage à l'AS Monaco – qui comptait encore il y a peu 73 contrats pros (!!!), en incluant les prêts – ne fait apparemment que commencer...

Selon Nabil Djellit et Johan Tabau de France Football, Bob avait eu, au mercato estival, « des sollicitations venant du... PSG, Tottenham, de l'Eintracht Francfort et aussi de Thierry Henry (NDLR : aujourd'hui coach de l'Impact de Montréal) ».

Souhaitons au « Kényan blanc », originaire de Metz, de rapidement retrouver un point de chute !

* Ce samedi (15 h), Robert Moreno effectuera sa première sur le banc de l'AS Monaco face à Reims à l'occasion des 32es de finale de la Coupe de France.

 

Pour en savoir plus :

- Iten, je m'appelle Iten, je suis une ville pas comme les autres (article)

- Bob runner, sur la piste rouge (Reportage d'Intérieur Sport, Canal+, 2009) (vidéo)

- Extrait de Bob Tahri. Sans limite ni frontière (2010, Intérieur Sport, Canal+) (vidéo).

- Running, les secrets de l'entraînement kényan (avec Jérôme Sordello, aux éditions Amphora) (achat du livre : Amazon, Amphora, etc.)

- Bob Tahri qui se balade dans la langue de Goethe... Cadeau ! (vidéo)

 

Pour partir en stage de course à pied à Iten, au Kenya, dans le centre de Bob, ça se passe par ici : https://tahriathleticcenter.fr/

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30 octobre 2019 3 30 /10 /octobre /2019 20:55
L'intimidation, gourdin en main, n'a pas marché... Le chevalier « Ben Choco » nous a gentiment balancé de vieux dossiers !

L'intimidation, gourdin en main, n'a pas marché... Le chevalier « Ben Choco » nous a gentiment balancé de vieux dossiers !

Un mercredi aprem, après la sieste, entre un footing progressif de 1h40 et une sortie vélo récup « tranquille », on a finalement réussi à l’avoir au bout du fil… Champion du monde et d’Europe de duathlon (épreuve qui combine course à pied et cyclisme) en 2019, le Nancéien Benjamin Choquert (33 ans) a accepté de nous parler de son pote, l’humoriste messin Josselin Dailly, qu’il a côtoyé en jeunes sur les piste d’athlé. Et qu’il a retrouvé quelques années plus tard… au théâtre !

« C’était un suceur de roue »

« C’est vrai que ça remonte à loin cette histoire, c’est vieux, ça a 20 ans… Avec Josselin, on est de la même année (1986). On a beaucoup couru ensemble en minimes (NDLR : à l’âge de 13-14 ans). On a toujours été un peu en concurrence. Lui il était licencié à l’époque à l’ASPTT Neuves-Maisons, moi j’étais à l’OFP (Omnisports Frouard-Pompey). Du coup, on s’affrontait pas mal sur le 1 000 m et les cross. Souvent, sur la piste, Josselin suçait la roue pendant toute la course et au finish, tel un vieux renard, il passait dans les 50 derniers mètres (il rit). Il me semble qu’il avait gagné le 1 000 m en ouverture du meeting Stan à Nancy en 2’41’’, moi j’avais fait 2’42’’ juste derrière lui (NDLR : en 2001). Je crois qu’il y a qu’une seule fois où j’ai pris ma revanche, où j’ai pu entre guillemets lui rendre la pareille sur cette distance. Ce jour-là, j’ai réussi à le passer à 10 mètres de la ligne. Jouissif ! C’est vrai que Josselin était rapide, mais après sur le long, honnêtement, il n'y avait pas photo... (il sourit) Ensuite, dès cadets, moi, je suis monté sur le 3 000 m notamment. Lui est resté sur le 800, son épreuve de prédilection. De mon côté, j’étais toujours le plus petit au milieu des grands, reconnaissable entre mille avec mes cheveux longs. Ça change de maintenant. Tatouages, boucles d'oreille, piercing… C’est rigolo en y repensant ! »

Ensemble sur les planches

« Sur les compètes, on s'est côtoyé jusqu'en juniors. Même si par la suite Josselin a arrêté l’athlé, au fil des années, on a réussi à garder le contact via des amis en commun. À l’époque, sur Nancy, Josselin faisait ses études dans le domaine de la scène et montait une compagnie de théâtre (L’Art-Mada). J’avais la vingtaine à peu près, il m’a fait venir, je ne sais pas encore comment j’ai fait pour accepter car ce n’est pas trop mon truc à la base. Je suis resté 2-3 ans dans la troupe, mais après j’ai dû arrêter vu que je n’avais plus le temps. C’était plutôt sympa, on se retrouvait chaque semaine dans un local pour écrire, répéter les pièces (NDLR : notamment Diantre ! Y’a des nains dans l’jardin !). Et on avait toujours tous plein d’idées, en plus on picolait un peu (il se marre), donc ça aidait ! Après, il fallait faire le tri car il y avait forcément dedans tout et n’importe quoi. »

« Un p’tit côté Nicky Larson ! »

« J'ai grandi avec le Club Dorothée et ses dessins animés japonais. Du coup, le Josselin de l’époque, je l’identifierais à un mec un peu dragueur, beau gosse, qui joue avec les filles. Je dirais bien Nicky Larson, mais il est trop classe Nicky Larson (il rigole). Quoique, ça pourrait presque être ça… Allez, disons qu’il a un p’tit côté Nicky Larson ! »

Le rat sauvé… grâce aux restes du McDo

« Jeune, Josselin, il faut le savoir, était un peu bordélique sur les bords. Une fois, à Nancy, il avait déménagé d’appart. Du coup, il avait transporté son rat dans sa voiture. Sauf qu’entretemps, le rat s’était enfui… Josselin pensait qu’il était parti derrière le tableau de bord, qu’il était mort ou je ne sais trop quoi. À cette époque, Josselin mangeait beaucoup McDo, il laissait donc parfois des frites à l’arrache par terre dans sa caisse, un vieux break de son père qui aimait récupérer les anciennes bagnoles. Mais il a vu qu’elles disparaissaient, donc il a continué à le nourrir comme ça. Finalement, je crois que Josselin a réussi à le récupérer au bout d’une voire deux semaines. T’imagines ? Pfff, le rat a survécu après tout ce temps dans la caisse… Putain, cette histoire m’a toujours fait rigoler, sans déconner ! »

« L’humour à la Josselin Dailly ? Tout à fait lui ! »

« La dernière fois que je l’ai vu, c’était il y a 3-4 ans, lorsqu’il a joué son premier spectacle (NDLR : Josselin Dailly explore l’inconscient), ici, à Nancy, à la MJC. Je me souviens, j’avais reconnu la patte Josselin Dailly… Son humour, son style, ben c’est tout à fait lui ! C’est dur à expliquer, il faut l’avoir côtoyé des années pour ça… Pour ma part, le 11 novembre, je vais courir le 10 km de Bordeaux. Et ensuite, le 1er décembre, au marathon de Valence (Espagne), je vais tenter de faire les minima olympiques (NDLR : fixés à 2h11’30’’) pour Tokyo. Mais pour en revenir à Josselin, j’espère avoir bientôt l’occasion de découvrir son nouveau spectacle, Sapiens (r)évolution. J’ai vu récemment sur Facebook qu’il cherchait des salles où se produire à Nancy... »

Recueilli par Ismaël Bouchafra-Hennequin  

« Sapiens (révolution) » est le 2e volet de la trilogie de Josselin Dailly. Le 3e, « Expériences », sortira le 20 mai 2020 au Tram de Maizières-lès-Metz. Pour info, les billets sont déjà en vente !

Sapiens (r)évolution, le nouveau spectacle de Josselin Dailly, le samedi 9 novembre à 20 h à la salle Fortuné-Debon de Neufchef. Tickets en prévente en mairie : 10 euros. Sur place : 13 euros. Infos : 03 82 85 50 15. Venez nombreux !

Pour en savoir plus :

- Extrait du spectacle Sapiens (r)évolution de Josselin Dailly (vidéo)

Pages Facebook de l'event :
https://www.facebook.com/events/355163418772048/
https://www.facebook.com/events/2502323663386718/

www.josselindailly.com

- L'interview que Josselin Dailly nous avait accordée en 2017.

- La fanpage Facebook de Benjamin Choquert

« Ben », relax, décontracté, qui tire la langue à moins de 3' au kil à Pontevedra avant d'être sacré champion du monde de duathlon : « Allez, sans rancune, Josselin ! J'ai juste sorti quelques vieux doss' ! »

* Champion du monde et d’Europe de duathlon en 2019, Benjamin Choquert, licencié au Nancy Athlétisme Métropole et à Metz Triathlon, est un athlète touche-à-tout, imprévisible, aventurier, qui a un palmarès long comme le bras : champion de France de duathlon (2015, 2016, 2018), champion de France de cross court (2015), champion de France du 5 000 m (2015), etc.

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20 août 2019 2 20 /08 /août /2019 14:06
Bob Bertemes (21,55 m) a fini 2e du concours du poids derrière Chukwuebuka Enekwechi (21,80 m). (Photo : © CAS)

Bob Bertemes (21,55 m) a fini 2e du concours du poids derrière Chukwuebuka Enekwechi (21,80 m). (Photo : © CAS)

À vrai dire, on a longuement hésité avant de se pointer ce dimanche à Schifflange. Le temps était grave menaçant et à la télé, il y avait la 11e étape de la Diamond League à Birmingham. Mais bon, la magie du réel l'a emporté. Direction donc le Grand-Duché de Luxembourg et l'évènement du Cercle Athlétique Schifflange (CAS) de Luc Hensgen.

 

En ce dimanche après-midi, on arrive au stade Jean-Jacoby de Schifflange après s'être coltiné la fameuse montée du Cimetière. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle est raide, vachement raide cette côte. Dans le jargon, on dirait qu'elle pique... Sûr que « Miré » Pjanic, l’illustre enfant de la bourgade, la connaît.

 

15h10, on se cale au niveau de la main courante, au milieu de la tribune, soit à peu près en face du bac à sable dévolu à la longueur et au triple saut. La sono crache le tube Cheerleader d'OMI. On aperçoit un gars de la Team Camille avec un t-shirt hilarant : « Running sucks. Viva Vakanz ». Les odeurs de frites, de saucisses voire de gaufres nous chatouillent dangereusement les narines. Le ciel est gris, sombre, les nuages menaçants. Des averses sont déjà tombées, la piste est détrempée. Pas de bon augure pour les perfs tout ça...

 

15h25, sur le 800 DM/ScM, Glenn Lassine (13 ans, CSL) allonge sa belle foulée dans la dernière ligne droite pour aller chercher Fabrice Reiland (Celtic) et s'offrir une victoire de prestige en 2'20''28. « C'est chouette ! », nous glisse, dans un sourire, la dame qui se trouve à notre droite. Car elle, tout comme moi, on est venus pour ça : vivre et partager des émotions, ressentir le grand frisson.

Glenn Lassine et Fabrice Reiland. (Photo : © CAS)

Glenn Lassine et Fabrice Reiland. (Photo : © CAS)

15h48. Tranquille, t-shirt G Raw sur le dos, Charel Grethen fait son apparition au stade. Convalescent, le recordman du Luxembourg du 1 500 m (3'39''02) est malgré tout venu voir les copains. Il multiplie les checks, les accolades sous la tribune. Quelques minutes plus tard, c'est au tour de Vincent Nothum, ancien coureur de valeur du pays et aujourd'hui conseiller communal LSAP de Schifflange, de pointer le bout de son nez. Les piques sur son crâne sont toujours aussi impeccablement hérissés, et ce en dépit des années qui passent.

 

16h18. À la longueur, Yuliana Angulo, cheveux tressés noirs et violets, prend ses marques. Elle est explosive, a ce qu'on appelle « du jump ». La bombe équatorienne remercie d'un gentil « gracias » un coach allemand qui lui donne son avis sur sa course d'élan. À notre gauche, une petite brune en profite pour enchaîner les roues sur la piste, histoire de passer le temps avant les séries du 100 m. L'Italienne Alessia Trost, quant à elle, s'apprête à débuter son concours à la hauteur (NDLR : qu'elle remportera en effaçant une barre à 1,90 m).

 

16h56. Au lancer du disque masculin, l'Allemand Daniel Jasinki, médaille de bronze olympique à Rio (2016), réalise son meilleur jet de la saison avec 62,89 m. Insuffisant toutefois pour remporter le concours, dominé par le Jamaïcain Chad Wright (65,02 m).

 

17h26, la pluie est de retour. Tous aux abris ou à vos parapluies ! Ça drache sec !

18h02. Un mec déboule à côté de nous, couloir 8, survêt Nike bleu, Vaporfly orange aux pieds, à fond les ballons. Courant d'air assuré. Il s'agit d'une des dernières lignes droites de son warm up avant d'enfiler les pointes et prendre le départ de sa course. On ne l'a clairement pas vu venir. C'est pourtant une des têtes d'affiche du meeting : Taoufik Makhloufi, champion olympique du 1 500 m à Londres et double vice-champion olympique du 800 et du 1 500 m à Rio en 2016. « Il fait partie des 20 meilleurs performeurs de tous les temps sur 800 m (NDLR : précisément 19e, avec un PB en 1'42''61) », indique le speaker.

Pour l'Algérien, qui a été éloigné des pistes depuis près de deux ans pour cause de blessure, ce double tour de piste à Schifflange doit lui servir de mise en jambes avant le 1500 m à Paris prévu dans une semaine. À Charléty, Makhloufi visera les minima pour Doha sur cette distance. Emmené en 50'' aux 400 par le « pacemaker » (Khaled Benmahdi), il fera la course en tête mais coincera un peu sur la fin (1'45''82) et se fera coiffer sur le fil par son compatriote Yassine Hethat (1'45''58) mais devancera tout de même l'Allemand Marc Reuther (9e performance européenne). Espérons que le Fennec retrouve à temps sa « giclette », autrement dit son finish dévastateur d'antan !

 

18h26. « Jaaaaaa !!! », crie le speaker. « Gut Essay vun Bob !!! » L'explosif lanceur de poids du CA Belvaux, qui a pulvérisé le record national à Cessange deux semaines plus tôt (22,22m, 6e meilleure performance mondiale de l’année), semble satisfait de son jet. Il pointe son index droit en l'air... 21,55 m ! Mais dix minutes plus tard, le Nigérian Chukwuebuka Enekwechi (10e performance mondiale), aux avant-bras volumineux, sort un essai dont il a le secret. « Exzellent Essay fir den Nigerian !!! 21,80 m : et ass eng nei PB... an en neien nationale Rekord !!! » Malgré les encouragements, Bob Bertemes ne pourra faire mieux lors de sa dernière tentative (21,55 m à nouveau). Mais aujourd'hui à Schifflange, l'important était ailleurs : il a confirmé à domicile sa bonne forme actuelle et montré qu'il a gagné en régularité dans sa nouvelle technique de lancer (en rotation).

Bob Bertemes. (Photo : © CAS)

Bob Bertemes. (Photo : © CAS)

18h51. L'heure du 200 m de Christophe Lemaitre. Le Français, 3e des derniers JO de Rio sur la distance (derrière Usain Bolt et Andre de Grasse), revenu début juillet à la compétition après une alerte aux ischio-jambiers gauches au printemps, est en quête des minima (en individuel) pour les Mondiaux de Doha (27 septembre-6 octobre). Mais ce soir, les conditions ne sont pas vraiment propices à la performance (20 °C, averses et du vent).


Placé au couloir 5, dans une course à quatre conccurents sans grande densité, l'Aixois s'est bagarré seul... car aucun de ses adversaires n'était en mesure de le « tirer », l'entraîner dans son sillage. On l'a vu grimacer dans la dernière ligne droite, s'arracher. Mais le chrono ne ment pas : 20''66 (+0,6 m/s). À plus de 3 dixièmes des minima fixés par la FFA (20''35)... À l'arrivée, le dos cambré, les mains sur les genoux, Christophe Lemaitre apparaît forcément déçu, mais pas abattu. Dans une semaine, à Paris, avec de l'adversité, de meilleures conditions et un public tout acquis à sa cause, ce sera à coup sûr une autre paire de manches... En attendant, il signe les autographes et se prête de bon cœur au jeu des autographes, photos et selfies.

19h15. On assiste à la finale A du 1 500 m féminin aux côtés de « l'autre » Bob Bertemes (Celtic), le coureur, le p'tit gars de Kapweiler, champion du Luxembourg de la discipline. Déçu par sa course (NDLR: 3'59''04 lors de la finale B du 1 500 m, «J'ai été nul, je manque de vitesse, il va falloir que je travaille ça...), il donne de la voix au bord de la piste pour encourager sa petite-amie Vera Hoffmann (Celtic) mais aussi Lena Kieffer (CSL). « Allez Vera !!! Go, go, go, go, go !!!» Hoffmann finira au pied du podium (4e) en 4'16'31'', les joues rouges comme une tomate.

 

19h36. Avant le bouquet final (le 400 m hommes), le speaker appelle plusieurs fois Carolle Zahi pour le podium du 200 m. Mais la belle, vainqueur la semaine précédente du 100 m des championnats d'Europe par équipes à Bydgoszcz (Pologne) avec l'équipe de France, est visiblement déjà partie... Tant pis ! Pas Taoufik Makhloufi, qui revient dare-dare, téléphone portable à l'oreille et sac sur le dos, récupérer son prix...

 

Ismaël Bouchafra-Hennequin

© Stéphanie Empain

© Stéphanie Empain

Pour en savoir plus :

- Tous les résultats du meeting : ici (Seltec Sports LA-Portal) ou là (PDF)

- Toutes les photos (ici)

- Le site internet du Cercle Athlétique Schifflange (CAS)


À noter, pour finir, que 8 records du meeting ont été améliorés lors de cette 16e édition :

- 100 m hommes : Jeff Demps (USA) en 10"21.
- 200 m hommes : Christophe Lemaitre (FRA) en 20"66.
- 400 m femmes : Medeline Price (CAN) en 52"59.
- 800 m hommes : Yassine Hethat (ALG) en 1'45"58.
- 800 m femmes : Olivia Baker (USA) en 2'02"11.
- 1500 m femmes : Georgia Griffith (AUS) en 4'11"35.
- Poids hommes : Chukwuebuka Enekwechi (NGR), avec 21,80 m (PB).
- Disque femmes : Marike Steinacker (GER), avec 61,98 m.

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11 août 2019 7 11 /08 /août /2019 09:20

Mary Keitany's Garden Party

Ismaël Bouchafra-Hennequin

 

It’s been almost an hour and I’m sweating big blobs between the hands of Jacob, my masseur

Almost an hour that the table’s squeaking and shaking all over the place

When I ask him if he knows what is that noise outside

Music gets blasted by a sound system

 

Jacob tells me that Mary Keitany, the fresh winner of the New York marathon1

Lives one block away and that a comeback party is being held tonight in her honour

 

I suggest we’d take a look

It’s a quarter past seven, night has already fallen

So we take2 out our mobile phones, switch on the torchlight, walk up the road

And find the gate open when we arrive in front of her house

 

The garden is already filled with people

We are hovering on the doorstep but Jacob motions us to follow him

It’s hard to go unnoticed among the crowd with our "Muzungu"3 faces

 

Suddenly, in a formal beige jacket, a headband in her hair, Mary Keitany appears

Comes forward, greets us with a smile on her face, says hello

She welcomes us, asking where we came from

 

“Oh, I know France a little! I did a few competitions there at the beginning of my career…

… One near Paris, in particular, the Vitry-sur-Seine half marathon

Our friend Denis can’t believe his ears

 

Then Mary invites us to take a seat and enjoy a tea with milk

After a brief pause, without protesting, we do

And guess who is sitting right next to us?

Edna Kiplagat, the double world champion marathon runner (2011 and 2013)!

 

A few minutes later, the ceremony begins

Everybody stands up and claps their hands while songs lift in the air

 

I run into Martin4, an 8 year old, his mate Lawrence and other kids

I gave them candies in the street a few days before

Music doesn’t leave me indifferent, and those kids got that

I play the madman and they laugh

 

Iten, Thursday, November 8th, 2018. Mary Keitany feeds her husband, Charles Koech, small meals, before an array of guests, during a party which took place in her own garden, in order to celebrate her victory, a few days earlier, at the New York marathon.

Iten, Thursday, November 8th, 2018. Mary Keitany feeds her husband, Charles Koech, small meals, before an array of guests, during a party which took place in her own garden, in order to celebrate her victory, a few days earlier, at the New York marathon.

Mary Keitany takes care of the cake distribution herself

Sponge cake with butter cream covered with freshly picked strawberries

And an icing inscription reading : “Congratulations Mary”

 

She now walks towards us with a plate full of sweets

I pick a “stück” for her sake

But she frowns, inviting me to take the whole slice of cake

 

After neverending speeches from Kenyan dignitaries

Part-English, part-Swahili, who claimed their faith in Mary5

A woman turns into a griot, performing a theatrical appreciation of the champion

 

At the end of her show, Mary invites us to take the microphone and say a word

And Denis bravely devotes himself

 

It all seems crazy to us, completely surreal

When I think that, just last Sunday, we watched her win in New York on live television

And here we are today, at her own garden party!

 

« Running en poésie, tome 3. 25 poètes, une passion » : Mary Keitany’s Garden Party (English version)

The ceremony goes on… with some dancing

After a traditional choreography, a prayer6 and a game with a white blanket7

The champion urges me to take part in a dance battle

Come on!,” she summons with a hand gesture

Well, this time, there’s no shrugging off, I must go!

 

Eleven o’clock. Before we leave, Mary intercepts us

And with a calm voice, asks us to follow her inside


We find ourselves in her trophy room

She insists that we sign the guestbook

“So this memorable evening, for you and for me, will last forever…”


 

Poem by Ismaël Bouchafra-Hennequin, from Olivier Cabrera's French-language book Running en poésie (tome 3) : 25 poètes, une passion, available on Amazon All sales profits will be donated to Les P'tits Potos and Association pour Quentin, two associations that support assistance for people with disabilities through sport.
 

(Translation and adaptation : Valentin Maniglia, Le Quotidien &  Score It Magazine)

« Running en poésie, tome 3. 25 poètes, une passion » : Mary Keitany’s Garden Party (English version)

1 On November 4th, 2018, Mary Keitany (36 years old, 5,2ft, 93lbs) won the New York marathon in 2:22:48, with a massive negative split: 1:15:50 (averaging 3:35 per kilometre) for the first half and 1:06:58 (3:10 per kilometre) for the second. Her unstoppable speeding on the 26th kilometre left all of her opponents behind. It was the fourth time Keitany won the New York marathon, after 2014, 2015 and 2016.

2 Denis Contin, Benjamin Adolphe (my fellow runners from the Tahri Athletic Center) and I. 

3 Muzungu” means “white man” in Swahili.

4 Martin’s father, Robert Kipkorir Kwambai, won the Linz marathon (Austria) in 2013. He is also the cousin of Vivian Cheruiyot, second at the 2018 New York marathon.

5We are very proud of you, Mary!” We must have heard that at least a hundred times through the evening.

6 The Kenyan society is deeply religious. Sunday is a day of rest: Kenyans never run and, on the morning, they go to church, dressed in their finest clothing.

7 In this game, the bride and the groom (Mary Keitany and her husband and coach, Charles Koech) are both covered under a white blanket. The ceremony takes place in presence of their two children (Jared, 8, and Samantha, 5).
 

For more information : 

- « Running en poésie, tome 3. 25 poètes, une passion » : Japhet (English version) 

- In the footsteps of Julien Wanders, the « White Kenyan » (article)
- Courir en mots et en poésie (Facebook page)

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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 11:44

En 27'01'', Rhonex Kipruto a couru le 10 km le plus rapide de l’histoire sur le sol américain ce jeudi lors de la Peachtree Road Race à Atlanta. Chez les dames, Brigid Kosgei s’impose en 30'22'', qui établit elle aussi le 10 km le plus rapide couru sur le sol américain.

Ce jeudi, à 13 h, sur l'AJC Peachtree Road Race, le prodige kényan (19 ans) vise ouvertement le record de l’épreuve (27’04’’) détenu depuis 1996 par Joseph Kimani. Voire plus si affinités...

« Désormais, mon rêve, c'est de faire partie de la sélection kényane pour les Mondiaux de Doha, de battre le record du monde du 10 km et d'essayer aussi de battre celui du 10 000 m ». Ces mots, Rhonex Kipruto les a prononcés en décembre 2018 au cours d'une interview accordée à l'IAAF.

Soit quelques mois après être devenu champion du monde juniors du 10 000 m à Tampere (Finlande, juillet 2018) et 2e perfomeur de tous les temps sur 10 km à Prague (26'46'', septembre 2018)... à deux secondes du record du monde !

Sixième des derniers Mondiaux de cross-country à Aarhus et auteur fin mai à Stockholm de la meilleure performance mondiale sur 10 000 m (26'50''16), l'enfant de Kombatich – repéré par Ian Kiprotich, l'assistant de Brother Colm, le coach mythique de la St. Patrick’s High School à Iten – commence à montrer l'étendue de son immense talent.

Et, aux États-Unis, aussi, il est loin d'être un illustre inconnu.

Fin avril 2018, à New York, en remportant le UAE Healthy Kidney 10K en 27'08'', le Kényan a « détruit » le précédent record de l'épreuve (27'35'') détenu par, excusez du peu, le recordman du monde de la spécialité, Leonard Komon.

Ce jour-là, Rhonex Kipruto, est devenu au passage, le coureur ayant couru le 10 km le plus rapide sur le sol américain (sur un parcours homologué). Le Kényan a récolté 10 000 dollars de prime de victoire et 30 000 de bonus pour le record. Avouez que ça fait un jolie petite somme!

De la chaleur... et de l'humidité dans l'air

Ce jeudi, à Atlanta, les organisateurs de l'AJC* Peachtree Road Race – qui fête cette année son 50e anniversaire – ont réussi à attirer une belle brochette d'athlètes* : sur la start-list masculine, 18 ont un record en moins de 30 minutes, et quatre en moins de 28 minutes (Rhonex Kipruto, Stephen Sambu, Kennedy Kimutai et Edwin Mokua).

Le prize money a été fixé à 8 000 dollars pour le vainqueur. 50 000 dollars de bonus seront ajoutés si le « vieux » record de l'épreuve, propriété de Joseph Kimani (27'04'' en 1996), est battu. Les hommes du paquet élite seront escortés durant les 3 premiers miles de la course par des lièvres. Ils partiront sur une allure de 4'17 au mile, soit 2'39"-2'40" au kilomètre. Donc sur des bases élevées, vraisemblablement en dessous du record du monde de la spécialité de Leonard Komon (26'40").

Quoi qu'il arrive lors de ce 4 juillet (NDLR: la course se déroule jeudi 4 juillet, à 7 h à Atlanta, jour de la fête nationale américaine, à 13 h en France) cette marque planétaire ne sera officiellement pas battue ce 4 juillet. En effet, le parcours de l' AJC Peachtree Road Race étant, à l'instar de la San Silvestre Vallecana (Madrid) ou le marathon de Boston, non homologué car jouissant d'un dénivelé négatif trop important.

Pour la victoire, Rhonex Kipruto devrait pouvoir compter sur l'aide de son petit frère, Bravin Kiptoo, champion d'Afrique des moins de 20 ans sur 10 000 m en avril dernier.

« Battre le record de l'épreuve sera difficile », a prévenu Rhonex Kipruto, conscient que les conditions chaudes et humides de l'AJC Peachtree Road, ne joueront pas en sa faveur. « Mais l'entraînement s'est bien passé et je suis prêt à m'attaquer à cette course. » Une des plus populaires des États-Unis, qui rassemble chaque année plus de 60 000 coureurs.

« La Peachtree Road Race est un monument, une course que vous vous devez de courir », dixit Lornah Kiplagat, célèbre marathonienne néerlandaise d'origine kényane. Une course qui, depuis 50 ans, a vu défiler les meilleurs coureurs de la planète (Khaled Khannouchi, Martin Lel, Bernad Lagat...) !

Ismaël Bouchafra-Hennequin


* AJC signifie Atlanta Journal Constitution (qui est sponsor de la course).

** Chez les femmes aussi, cette année le plateau est fourni (Brigid Kosgei, Caroline Chepkoech Kipkirui, Edna Kiplagat...). Le record de l'épreuve est détenu par Lornah Kiplagat (30'32" en 2002).

*** Le 31 décembre dernier, à la San Silvestre Vallecana (Madrid), l'Ougandais Jacob Kiplimo a établi le record du monde officieux du 10 km route (26'41").

Pour en savoir plus :

- Livre Running en poésie, tome 3. 25 poètes, une passion (lien pour acheter le livre sur Amazon)

- Revoir en intégralité l'AJC Peachtree Road 2019 dans les conditions du direct (vidéo)

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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 10:24

Après s'être intéressé à la « connexion » entre sport et esport en juin (n°137), Légisport consacre son numéro de juillet-août 2019 (n°138) au thème de l'évolution des technologies, des innovations dans le sport. Le tout, en prévision du festival Sport Unlimitech qui se tiendra à Lyon les 19, 20 et 21 septembre prochains.

 

« Le sport est un véritable laboratoire de l'innovation. De nouvelles techniques pénètrent et transforment le sport (...) L'apparition de certains sports a (même) été conditionnée par le préalable d'une technique ou d'un produit nouveau », affirme Wladimir Andreff, professeur émérite à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne et économiste de renom.

 

Du pneumatique « Dunlop » en cyclisme (1887) aux lames en acier « maraging » en escrime (1985) (NDLR : qui ne cassent pratiquement jamais), en passant par les récents outils connectés comme le boîtier Triton en natation (NDLR : dispositif placé sous le bonnet de bain, permettant d’accéder à plusieurs données, comme la vitesse du nageur, ses performances physiques en temps réel), le passage en revue des différentes innovations dans le domaine du sport se révèle fort instructif.

 

« Depuis un siècle et demi, les disciplines sportives n'ont jamais cessé d'améliorer la pratique et de trouver des innovations, aussi bien pour leur exercice, la sécurité et le spectacle », relève dans son édito Me Michel Pautot. Et quand on sait que la vague du numérique n'en est qu'à ses prémices...
 

Le sport, absent des élections européennes !


Protectionnisme, écologie, immigration, Europe sociale... Voilà quelques-uns des principaux thèmes qui ont été développés par les candidats durant les dernières élections européennes (23-26 mai 2019). Et le sport dans tout ça ? Il est passé à la trappe ou presque.  Lors d'un point presse, le 11 mai dernier, Me Michel Pautot a regretté que le sport soit absent des débats de la campagne. Selon lui, il faut donner une « dimension européenne nouvelle au sport ». Par conséquent, il milite, pour la nouvelle législature, à « la création d’un poste de commissaire européen à part entière pour le sport ».

I. B-H.

Pour en savoir plus :
- Le sport au travail à l'horizon 2030 : quelles innovations ? (vidéo)

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